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Irak 2002-2003 La guerre préventive à l'épreuve La politique de l'endiguement, dont l'embargo, en place depuis août 1990, était la...

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« Irak 2002-2003 La guerre préventive à l'épreuve La politique de l'endiguement, dont l'embargo, en place depuis août 1990, était la pièce maîtresse, aura cédé le pas à l'idée d'une guerre préventive.

Dès août 2002, la Maison-Blanche était résolue à renverser le président irakien Saddam Hussein.

Deux logiques se sont affrontées : celle du président américain George W.

Bush, selon laquelle la force légitime la politique américaine, et celle d'une communauté internationale divisée, qui s'est référée au droit international. L'armée américaine a alors intensifié ses préparatifs et installé une base au Qatar dès juillet 2002.

G.

W.

Bush a ensuite demandé au Congrès son accord pour engager une opération visant à renverser S.

Hussein.

Il a lancé un ultimatum à l'Irak et à l'ONU afin que Bagdad accepte le retour des inspecteurs de l'ONU chargés de contrôler son désarmement.

Le 17 septembre, le président irakien s'est incliné.

Mais Londres et Washington se sont opposés à ce que les inspecteurs retournent en Irak, œuvrant à l'adoption d'une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l'ONU prévoyant un recours à la force en cas de violation, par l'Irak, de ses engagements.

Un bras de fer s'est alors engagé avec la France, la Russie et la Chine (membres permanents du Conseil disposant d'un droit de veto), opposées à un recours automatique à la force.

Dès le 10 octobre 2002, Washington envigageait déjà le renversement du régime de S. Hussein et une administration militaire directe de l'Irak.

Le lendemain, G.

W. Bush détenait le feu vert du Congrès pour lancer une offensive armée sans l'aval de l'ONU.

De son côté, S.

Hussein a organisé une parodie de référendum le 15 octobre, à l'issue duquel près de 100 % d'Irakiens l'ont plébiscité pour un nouveau mandat de sept ans. Âpres négociations diplomatiques Après deux mois d'une exceptionnelle bataille diplomatique, la résolution 1441 a été votée à l'unanimité au Conseil de sécurité de l'ONU le 8 novembre 2002, exigeant de l'Irak un accès immédiat et sans restrictions à tous les sites potentiels d'armes de destruction massive, «sous peine de graves conséquences». Le 12 novembre suivant, le Parlement irakien a rejeté cette résolution avant de voir son président l'accepter le lendemain.

Les inspecteurs de l'ONU ont été accueillis dans les palais de Bagdad le 25 novembre, tandis que le programme humanitaire de l'ONU «Pétrole contre nourrriture» (permettant à l'Irak d'exporter du brut) était reconduit pour six mois le 4 décembre 2002.

Trois jours plus tard, l'Irak remettait la déclaration de ses armements à l'ONU. Washington affichait son scepticisme à l'égard de cette liste, relevant des «omissions» et des «violations patentes». Du 14 au 16 décembre, 300 délégués de l'opposition irakienne réunis à Londres sous patronage américain ont tenté de présenter un front aussi uni que possible pour s'accorder sur l'«État démocratique et fédéral» post-Saddam.

Par la suite, les relations se sont tendues entre les inspecteurs et Bagdad, tandis que le mouvement antiguerre s'amplifiait dans le monde (17-18 janvier 2003).

Madrid, Rome et Londres, mais aussi Rabat, Sanaa et Djakarta notamment, ont vu des centaines de milliers de manifestants défiler contre la menace de guerre. Hans Blix, chef des inspecteurs de l'ONU, et Mohamed El Baradei, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), ont remis leur rapport à l'ONU le 27 janvier 2003, concluant qu'aucune arme de destruction massive n'avait été trouvée.

Dès fin janvier, le déploiement des forces américaines, britanniques et australiennes autour de l'Irak (près de cent mille hommes) était achevé, tandis que des commandos américains opéraient dans le nord et le sud du pays.

Le réquisitoire du secrétaire d'État américain Colin Powell devant le Conseil de sécurité le 5 février n'a pas convaincu.

«Game is over !» «La partie est terminée» a déclaré G.

W.

Bush le lendemain.

Washington et Londres ont tenté en vain d'obtenir une majorité au Conseil de sécurité pour une seconde résolution autorisant l'entrée en guerre.

Le 27 février, deux textes, l'un américano-anglo-espagnol favorable à la guerre, l'autre franco-russo-allemand, réclamant la poursuite des inspections, s'y sont affrontés.

Le 13 mars, faute de majorité, G.

Bush était prêt à renoncer à un mandat de l'ONU pour entrer en guerre.

Un ultimatum de quarante-huit heures était fixé à S.

Hussein le 18 mars, l'ONU ayant vingt-quatre heures pour approuver la guerre.

Les 300 inspecteurs de l'ONU quittaient l'Irak le 18 mars. La coalition américaine disposait alors de 300 000 hommes dans le Golfe. La chute du régime de Saddam Hussein Baptisée Liberté pour l'Irak, la guerre a été lancée le 20 mars 2003 par des bombardements sélectifs sur Bagdad visant la tête du pouvoir irakien sans l'atteindre (opération Choc et stupeur).

Le général américain Tommy Franks a dirigé les opérations auxquelles ont participé officiellement trente pays.

À l'exeption du Royaume-Uni, l'apport de ces pays à une guerre largement américaine fut surtout symbolique.

L'opération Choc et stupeur a ensuite pris l'aspect d'un déluge de bombes sur Bagdad le 22 mars.

Les troupes anglo-américaines ont envahi l'Irak à partir du Koweït.

Les GI sont rapidement parvenus aux abords de Bagdad – autour de laquelle les unités d'élite du régime irakien, notamment la Garde républicaine, se sont déployées – en contournant les villes où la résistance irakienne est apparue acharnée (notamment à Bassorah, Oum Qasr, Nasiriyya, Samawa et Karbala).

Les premiers morts et prisonniers américains ont été montrés sur les chaînes de.... »

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