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III. LES PAYS EN VOIE DE DÉVELOPPEMENT Sujet A l'aide des documents et de vos connaissances, vous vous efforcerez de...

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« III.

LES PAYS EN VOIE DE DÉVELOPPEMENT Sujet A l'aide des documents et de vos connaissances, vous vous efforcerez de mettre en évidence l'ensemble des problèmes posés aux pays en voie de développement par les ressources financières qui leur sont accordées. (Amiens, Rouen, juin 1987.) DOCUMENT 1 Après le tremblement de terre de Mexico Gll' ru- CE.

ao'IIS Source : Le Monde, 24 septembre 1985. DOCUMENT2 Contraints de rembourser plus qu'ils ne reçoivent en nou­ veaux capitaux, les pays débiteurs sont condamnés à accroître leurs excédents commerciaux.

Le constat n'est pas nouveau, mais l'O.C.D.E.

l'illustre en prenant l'exemple des quinze pays du plan Baker < 1 > : pour ce groupe, les échéances annuelles, qui représentaient 12 milliards de dollars en 1978, atteignent aujourd'hui 40 milliards.

Leur excédent commercial risque dé ne guère dépasser 30 milliards cette année, comme en 1987. La contrepartie de cet état de fait dépasse de loin le problème des seuls endettés, puisqu'il exigerait de la part du monde indus­ triel un effort pour supporter le poids de ce rééquilibrage.

Qui est prêt à le fournir? A court terme, les auteurs de l'étude voient mal les États-Unis, eux-mêmes empêtrés dans un déficit commercial préoccupant, faire l'essentiel du chemin.

Restent les «autres grands pays de !'O.C.D.E.». Leurs politiques d'ajustement ont souvent été redoutables par leurs effets déflationnistes, et la fuite des capitaux, qui leur est souvent amèrement reprochée par leurs créanciers, s'est for­ tement ralentie. (1) Argentine, Brésil, Chili, Mexique, Vénézuela, Nigeria, Philippines pour les grands débiteurs; Bolivie, Colombie, Équateur, Pérou, Uruguay, Côte-d'Ivoire, Maroc, Yougoslavie.

Il s'agit pour le secrétaire américain du Trésor, M.

James Baker, d'accorder à ces pays une augmentation des crédits publics et privés inter­ nationaux contre l'assurance d'une meilleure gestion.

L'objectif est d'apporter aux pays endettés les moyens de rembourser leurs échéances tout en retrouvant la voie de la croissance. Source : Françoise Crouigneau, Le Monde, 10 août 1986. DOCUMENT3 Le programme lui-même est basé sur ce que la F.A.O.

appelle les quatre « r» (Incitations, Intrants (en milliards de dollars) 1980 1981 1982 1983 1984 1985 Dette totale : ..

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.....

499,7 589,7 876,4 721,8 759,7 800,5 Service de la dette ...

....

77,8 97,2 108,3 101,8 110,8 114,4 dont: - paiement des intérêts ...

39,3 53,4 81,1 58,7 84,8 84,2 - paiement des amortisse• ments .

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38,3 43,8 45,2 43,1 48;2 50,2 Exportations de biens et de services ............

456,4 475,8 444,4 443,5 485,9 479,1 Exportations de matières premières 121 .......•.

104,2 98,1 89,8 92,2 95,9 86,7 Nouveaux emprunts et refinancement de la dette FLUX NET DECAPITAUX 131 80,0 90,0 86,7 45,4 37,9 40,8 +2,4 -7,2 -19,6 -56,4 -72,9 -73,6 11 1 A rexi:lusion das pays exportalllUrs da pétrole du Proche-Orient 121 A rexclusion du pétrole. 131 Le flux net da capitaux 111 égal aux nouveaux emprunts, plus le rafinancement, moins le service da la datte. Source : F.M.I., World Economie Outlook, avril 1986: C.N.U.C.E.D., Yearbook of International Commodity Statistics, 1985. DOCUMENT6 Répartition des ressources fnanclères octroyées aux pays en développement (en pourcentage) 1960-81 1970 Financement public au développement ............. dont: Aide bilatérale C.A.D.

11 1 ........ Aida bilatér,ale 0.P.E.P...., : , ... Aide multilatérale ............ Crédits à l'exportation ........... 1975 1980 1985 59 46 45 35 BD 48 28 2 5 13 14 10 7 14 7 6 13 28 3 9 4 - 2 14 10 Flux privés ......

" .........

'. dont : Investissement direct .......... Secteur bancaire ............. Obligations .

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. l 27 41 45 51 36 19 6 18 15 20 21 9 38 10 16 2 1 1 5 - Note : Les chiffres ayant été arrondis, les pas nécessairement à la somme de leurs éléments. totaux · ne correspondent (1) Comité d'aide au développement réunissant les principaux pourvoyeurs d'aide parmi les pays de !'O.C.D.E. Source : Financement et dette extérieure des pays en développement, O.C.D.E., 1986. DOCUMENT7 Aide par grand groupe de donneurs Aide publique au développement (A.P.D.) au prix et taux de change de 1983 Milliards de dollars Milliards de dollars ~-------------------~~ ...-,' __ ,,, 36 36 ,/ ' ,,, 34 34 ,/ APO TOTALE' ,,.; / 32 / 30 28 // r ' ', I I ', I ..., I 26 24 22 20 I' 30 28 26 I .,,.,....._,,,/ 32 ,/ 24 22 18 20 18 16 16 14 14 12 12 10 PAYS OPEP' 10 8 6 8 6 4 PAYSCAEM' 2 0 1970 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 4 2 82 83 84 0 a.

L'aide bilatérale et l'aide en provenance des Agences multilatérales. b.

L'aide bilatérale et les contributions de l'APD aux Agences multilatérales. Source : Problèmes économiques, 27 août 1986. 125 ■ C'est un sujet d'autant plus brûlant que les pays pauvres ne parviennent pas à payer, et les pays riches à se faire payer.

Au point que certains économistes pensent qu'une crise monétaire .

et financière internationale finira par exploser à partir de ce problème de l'endettement. ■ Le sujet est axé sur les problèmes posés aux pays sous­ développés à partir des ressources financières qui leur sont accordées mais on ne peut pour autant oublier l'impact pour toute l'économie mondiale de l'endettement des pays sous­ développés. ■ Le dessin (doc.

1) est malheureusement plus que fondé : les pays pauvres empruntent, mais le décollage économique ne suit pas pour autant, certains s'enfoncent, des catastrophes de tou­ tes natures les accablent, et les pays développés, notamment par la voix des experts internationaux, jugent les pays pauvres comme si ceux-ci cherchaient des prétextes pour recevoir une aide plutôt que de travailler ... PREMIÈRE PROPOSITION DE PLAN La règle du jeu est simple : on ne prête pas sans intérêt; c'est le point de vue des pays riches.

On doit utiliser au mieux ses res­ sources : c'est le problème des pays sous-développés. I.

Première partie : L'origine des ressources explique en partie les problèmes • Les buts. • Les formes. En distinguant bien la position des États et celle des organis­ mes. II.

Deuxième partie : Les problèmes liés à la dépendance extérieure III.

Troisième partie interne des fonds Les problèmes liés à l'usage DEUXIÈME PROPOSITION DE PLAN Les P.S.D.

ont incontestablement besoin d'argent, mais ceci pose deux problèmes : ce que cet argent leur coûte, et ce qu'ils en font. Certains des problèmes qu'entraîne l'octroi de ressources financières viennent des pays développés, d'autres viennent d'eux-mêmes. I.

Première partie : Le prix à payer pour l'octroi de res­ sources financières A.

Le problème économique • D'où viennent ces ressources? (doc.

6 et 7). • Le poids de la dette et des intérêts (doc.

5): • La fuite des capitaux (doc.

4). B.

Le prix à payer sur le plan politique • Le droit de regard sur la politique économique menée. Exemple : Le contrôle du F.M.I.

et ce qu'il implique. Exemple : Les politiques imposées de l'extérieur. C.

Le coût humain La révolte des pauvres face à certaines mesures (dures et dont ils font les frais sans même en comprendre les raisons). Les risques sur la démocratie. II.

Deuxième partie : Que devient cet argent? A.

Y a-t-il des modèl�s? • La question des priorités. • L'exemple algérien qui visiblement montre des difficultés aggravées par certains choix et par l'explosion démographique. • La nécessité de se «prendre en charge» (doc.

3). B.

Le cercle vicieux de la dépendance • Les problèmes agricoles (doc.

3). • La question des technolo�ies importées. C.

Les « éléphants blancs» et la corruption • Les exemples de dépenses somptuaires et le comportement de certains dirigeants (doc.

4). Ceci est surtout important en Afrique. D.

La question de l'exportation (doc.

2) • Même en cas de volonté exportatrice et de moyens mis en œuvre, il y a une domination des pays riches et des N.P.1.

sur les pays pauvres qui essaient d'exporter et d'assainir leur situa­ tion financière. Le choix n'est pas libre, on peut donc se demander s'il existe. LES QUESTIONS FONDAMENTALES POSÉES PARLE SUJET ■ Quand les débiteurs ne peuvent plus payer En général, les prêteurs retardent les dates de paiement des intérêts de la dette et redonnent de l'argent.

Exemple : la Boli­ vie.

qui ne paie plus depuis un an et qui est en retard d'l mil­ liard de 'dollars. Le Mexique : c'est le principal débiteur des U.S.A., mais il représente un intérêt stratégique majeur pour eux; face à l'impossibilité du Mexique de payer, on a procédé à une conver­ sion de la dette à hauteur de 43 milliards de dollars, et on a accordé 6 milliards de nouveaux crédits (avec la possibilité d'accorder d'autres crédits éventuels (1,7 milliard si nécessaire). Le F;M.I.

a permis un arrangement sur 500 millions de D.T.S. (avec indexation sur le prix du pétrole). Le Brésil a suspendu le 20 février 1987 les paiements des inté­ rêts dus, sur 68 milliards de dollars de prêts accordés par les banques commerciales du monde entier.

Le 1er juillet, il a annoncé qu'il suspendait le paiement des amortissements et d'une partie des intérêts de la dette envers le club de Paris à hau­ teur de 1,05 milliard de dollars pour maintenir des réserves en devises. Une mission du F.M.I.

prépare un rapport sur les perspecti­ ves de l'évolution brésilienne.

Sa dette globale s'élève à 115 mil­ liards de dollars. ■ La naissance de l'endettement A.

Au milieu des années 70 Les P.V.D.

non pétroliers ont emprunté des pétrodollars à cause de la hausse des prix du pétrole et pour combler les défi­ cits des balances courantes. On leur a accordé facilement des prêts, et les banques privées se sont mises à ne plus financer le commerce extérieur, mais les déficits des balances des paiements.

Les crédits ainsi obtenus servirent l'investissement sans qu'il y ait eu une épargne préala­ ble ou une réduction de la consommation.

De plus, il y eut d'énormes gaspillages, de grands programmes onéreux, des dépenses somptuaires (exemple : au Pérou un pipeline dont la capacité est supérieure à celle des gisements).

Au contraire, peu d'investissements furent réalisés pour des installations indus­ trielles ou encore pour l'éducation. .- " B.

Quand les pays pétroliers firent chuter leurs importations à la Jin des années 70 Ce fut le début de l'endettement.

La récession de l'économie mondiale aggrava la chute de la demande. Il y eut une fuite des capitaux (doc.

4) d'Amérique latine (l'inflation y atteignait des taux de 200 OJo dans certains pays) : selon le gouverneur de la Banque centrale de Grande-Bretagne, presque toute la dette contractée entre 81 et 85 en Amérique latine a financé l'exode des capitaux vers la Suisse et les U.S.A. La fuite des capitaux (1972-1982) Pays En milliards de dollars En % des importations brutes de capitaux Venezuela ....... Argentine ....... Mexique ........ Brésil ......

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. 22,0 19,2 26,5 3,5 136,6 65,1 47,8 8,0 Source : P.E., n° 2028. C.

Depuis le début des années 80, 57 États sont en difficulté Presque toute l'Amérique latine, une bonne partie de l'Afrique et certains pays socialistes . Seuls les N.P.I.

ou l'Inde parviennent à régler leur dette grâce aux exportations. ■ Pourquoi l'aggravation de l'endettement? L'endettement international est supérieur à 1000 milliards de dollars, dont 50 OJo empruntés à des banques commerciales. Le reste provient de prêts des pays occidentaux riches.

La progression de 1986 est surtout due à l'évolution des taux de change. Le paiement des intérêts représentait 15 milliards de dollars en 1977 et 76 en 1987, mais la charge de la dette diminue grâce à la baisse des taux d'intérêt : 50 milliards de dollars d'intérêt en 1986 dans le tiers monde, contre 545 en 1985. Selon la .

Banque mondiale, fin 1987 la dette atteindra 1080 milliards de dollars, et il y a une sorte de «blocage», tout simplement parce qu'on ne peut aller .au-delà. Depuis 1986, le tiers monde reçoit moins d'aides et de prêts qu'il ne paie au reste du monde. 129 La montée de l'endettement (par pays, en milliards de dollars) 1 Brésil .......... Mexique ........ Argentine .

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. Corée du Sud ..... lndonésié .

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. Inde ........... Venezuela ' .

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. rologne .

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. Egypte ......... Turquie ......... Philippines .

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. Atrique du Sud .... Chili ........... Nigeria ......... ■ -1980 1984 1985 63,5 57,3 27,2 28,1 20,2 19,B 31,4 25,9 19,B 18,6 17,3 16,9 12,3 7,3 102,0 96,6 48,2 43,1 35,3 33,1 35,1 26,9 27,3 23,4 26,4 24,0 20,4 20,2 104,7 98 50,B 46,7 40,9 39,6 34,6 29,7 28,1 27,2 26,3 21,5 21,5 20,7 Sourc.e: P.E., n ° 2028. Les propositions.... »

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