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Hugo, Ruy Blas, acte III, scène 4. Ruy Blas, seul. Il est comme absorbé dans une contemplation angélique. Devant mes...

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« Hugo, Ruy Blas, acte III, scène 4. Ruy Blas, seul. Il est comme absorbé dans une contemplation angélique. Devant mes yeux c'est le ciel que je voi ! De ma vie, ô mon dieu ! Cette heure est la première. Devant moi tout un monde, un monde de lumière, Comme ces paradis qu'en songe nous voyons, S' entr' ouvre en m'inondant de vie et de rayons ! Partout en moi, hors moi, joie, extase et mystère, Et l' ivresse, et l' orgueil, et ce qui sur la terre Se rapproche le plus de la divinité, L’amour dans la puissance et dans la majesté ! La reine m’aime ! Ô dieu ! C’est bien vrai, c’est Moi-même ! Je suis plus que le roi puisque la reine m'aime ! Oh ! Cela m'éblouit.

Heureux, aimé, vainqueur ! Duc d' Olmedo, − l’Espagne à mes pieds, − j'ai son Coeur ! Cet ange, qu'à genoux je contemple et je nomme, D’un mot me transfigure et me fait plus qu'un homme. Donc je marche vivant dans mon rêve étoilé ! Oh ! Oui, j'en suis bien sûr, elle m’a bien parlé. C'est bien elle.

Elle avait un petit diadème En dentelle d'argent.

Et je regardais même, Pendant qu'elle parlait, − je crois la voir encor, − Un aigle ciselé sur son bracelet d'or. Elle se fie à moi, m’a-t-elle dit.

-pauvre ange ! Oh ! S'il est vrai que Dieu, par un prodige étrange, En nous donnant l'amour, voulut mêler en nous Ce qui fait l'homme grand à ce qui le fait doux, Moi, qui ne crains plus rien maintenant qu'elle M'aime, Moi, qui suis tout-puissant, grâce à son choix Suprême, Moi, dont le coeur gonflé ferait envie aux rois, Devant Dieu qui m'entend, sans peur, à haute voix, Je le dis, vous pouvez vous confier, madame, Hugo, Ruy Blas, acte III, scène 4. Ruy Blas, seul. Il est comme absorbé dans une contemplation angélique. Devant mes yeux c'est le ciel que je voi ! De ma vie, ô mon dieu ! Cette heure est la première. Devant moi tout un monde, un monde de lumière, Comme ces paradis qu'en songe nous voyons, S' entr' ouvre en m'inondant de vie et de rayons ! Partout en moi, hors moi, joie, extase et mystère, Et l' ivresse, et l' orgueil, et ce qui sur la terre Se rapproche le plus de la divinité, L’amour dans la puissance et dans la majesté ! La reine m’aime ! Ô dieu ! C’est bien vrai, c’est Moi-même ! Je suis plus que le roi puisque la reine m'aime ! Oh ! Cela m'éblouit.

Heureux, aimé, vainqueur ! Duc d' Olmedo, − l’Espagne à mes pieds, − j'ai son Cœur ! Cet ange, qu'à genoux je contemple et je nomme, D’un mot me transfigure et me fait plus qu'un homme. Donc je marche vivant dans mon rêve étoilé ! Oh ! Oui, j'en suis bien sûr, elle m’a bien parlé. C'est bien elle.

Elle avait un petit diadème En dentelle d'argent.

Et je regardais même, Pendant qu'elle parlait, − je crois la voir encor, − Un aigle ciselé sur son bracelet d'or. Elle se fie à moi, m’a-t-elle dit.

-pauvre ange ! Oh ! S'il est vrai que Dieu, par un prodige étrange, En nous donnant l'amour, voulut mêler en nous Ce qui fait l'homme grand à ce qui le fait doux, Moi, qui ne crains plus rien maintenant qu'elle M'aime, Moi, qui suis tout-puissant, grâce à son choix Suprême, Moi, dont le cœur gonflé ferait envie aux rois, Devant Dieu qui m'entend, sans peur, à haute voix, Je le dis, vous pouvez vous confier, madame, À mon bras comme reine, à mon cœur comme femme ! Le dévouement se cache au fond de mon amour Pur et loyal ! -allez, ne craignez rien ! Depuis quelques instants, un homme est entré par la porte du fond, enveloppé d’un grand manteau, coiffé d’un chapeau galonné d’argent.

Il s'est avancé lentement vers Ruy Blas sans être vu, et, au moment où Ruy Blas, ivre d’extase et de bonheur, lève les yeux au ciel, cet homme lui pose brusquement la main sur l’épaule.

Ruy Blas se retourne comme réveillé en sursaut ; l’homme laisse tomber son manteau, et Ruy Blas reconnaît don Salluste.

Don Salluste est vêtu d’une livrée couleur de feu à galons d’argent, pareille à celle du page de Ruy Blas. ***** Problématique : montrez qu’il s’agit d’un monologue qui dévoile l'ivresse du bonheur amoureux, mais que le coup de théâtre final est très caractéristique du drame romantique Ruy Blas vient d’apprendre qu’il est aimé de la reine. I- Le monologue d’un homme comblé A- Un monologue • Monologue en vers, en alexandrins.

Rimes suivies, du type AABB.

Ex : « nous / doux » ; « même / suprême ». • Monologue > Ruy Blas est seul sur scène.

Cf.

la didascalie «.... »

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