Géorgie 1996-1997 La conclusion heureuse, le 5 mars 1997, de la première étape des négociations engagées à Moscou entre la...
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Géorgie 1996-1997
La conclusion heureuse, le 5 mars 1997, de la première étape des négociations
engagées à Moscou entre la Géorgie et la "république autoproclamée d'Ossétie du
Sud", puis celles engagées en juin 1997 avec la "république autonome d'Abkhazie"
(sécessionniste de fait), dans la capitale russe, semblaient enfin appeler un
certain optimisme.
Quatre ans après la chute de Soukhoumi, en octobre 1993, la
question abkhaze continuait de dominer la vie politique géorgienne: impatience
des 200 000 réfugiés dont la situation socio-économique reste précaire (le
président abkhaze, Vladislav Ardzinba, affirmant que 90 000 Géorgiens vivent
désormais dans sa république, les observateurs les chiffrant à 30 000).
L'organisation par Soukhoumi, le 23 novembre 1996, d'élections législatives
qualifiées d'"illégales" par Tbilissi, avait encore dramatisé un climat déjà
fortement empoisonné par la sécession abkhaze.
Les pressions du "lobby abkhaze" se multipliaient sur fond de grèves de la faim
et de manifestations, le gouvernement géorgien ayant été accusé par l'opposition
de faire montre de faiblesse.
Tandis que resurgissait la question du partage de
la flotte de la mer Noire, les autorités géorgiennes menaçaient le Kremlin,
accusé de mollesse, voire de "complicité avec les séparatistes", de faire
retirer le mandat accordé par l'ONU aux forces d'interposition russes.
De son
côté, l'opposition exigeait le retrait total des troupes russes stationnées dans
le pays en vertu du traité russo-géorgien de 1994.
L'absence d'une politique clairement définie à....
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