En 1991-1992, les deux problèmes principaux de l'Ouganda ont été, sur le plan économique, l'effondrement des prix du café et,...
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En 1991-1992, les deux problèmes principaux de l'Ouganda ont été, sur le plan
économique, l'effondrement des prix du café et, sur le plan politique, le
maintien de l'insécurité dans les régions nord et est du pays.
Depuis 1989, les prix du café n'ont cessé de baisser, situation tragique pour un
pays dont 95% des ressources à l'exportation provenaient de cette denrée.
La
diversification des exportations vers les produits vivriers a fait baisser cette
proportion à 70% en 1991, mais les rentrées globales n'ont cessé de diminuer,
amenant le service de la dette (1,8 milliard de dollars) à représenter 60% des
rentrées en devises pour 1990-1991.
Dans de telles conditions, l'aide internationale a tenu une part croissante dans
le financement de la balance des paiements.
Les engagements pris par le Club de
Paris en mars 1991 se sont situés à 850 millions de dollars pour 1991-1992.
Mais
ils ont été assortis d'un certain nombre de "demandes" qui ont eu des effets
variables: la mise à pied de 34 000 fonctionnaires sur les 120 000 restants (60
000 avaient déjà été licenciés en 1990-1991); un programme de privatisations
extensives, concernant notamment les biens des Asiatiques saisis lors de leur
expulsion en 1972; enfin, une réduction du montant des dépenses militaires qui
ont représenté 39% des dépenses du budget 1990-1991.
Ce dernier point devrait être particulièrement difficile à tenir pour le régime
du président Yoweri Museveni, car plusieurs foyers de troubles armés ont
continué d'exister en Ouganda: l'Armée ougandaise du....
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