Égypte 2004-2005 Accès au bilan annuel le plus récent Réchauffement des rapports avec Israël La première rencontre entre le nouveau...
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Égypte 2004-2005
Accès au bilan annuel le plus récent
Réchauffement des rapports avec Israël
La première rencontre entre le nouveau président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre
israélien Ariel Sharon, en février 2005 à Charm el-Cheikh, a consacré le retour de l’Égypte sur la scène
diplomatique régionale.
D’autant que la station balnéaire du Sinaï avait déjà accueilli, en novembre 2004,
une réunion destinée à affirmer le soutien international aux élections en Irak.
Le Caire a poursuivi
pendant toute l’année 2004-2005 ses médiations pour trouver une porte de sortie à la seconde intifada
(déclenchée en 2000), et encourager la relance du processus de paix israélo-palestinien après le décès du
président palestinien Yasser Arafat en novembre 2004.
Le président égyptien Hosni Moubarak a apporté
son soutien au plan de retrait israélien de la bande de Gaza, en acceptant de déployer 750 policiers
supplémentaires dans la zone frontalière pour empêcher le trafic d’armes, ce qui a nécessité un
amendement du traité de paix de Camp David (1979).
En organisant au Caire les funérailles officielles de Y.
Arafat, l’Égypte a tourné une page de ses relations
avec Israël.
Les autorités égyptiennes ont libéré, en décembre 2004, Azzam Azzam, un Israélien
emprisonné pour espionnage depuis 1996, qui était devenu un symbole des tensions entre les deux pays.
En mars 2005, elle a nommé un nouvel ambassadeur à Tel-Aviv, en remplacement de celui qu’elle avait
rappelé en novembre 2000, au début de l’intifada.
Ce réchauffement s’est surtout concrétisé par la
signature, en décembre 2004, d’un premier accord économique entre les deux pays.
Souhaité par les
industriels du textile égyptiens, celui-ci porte sur la création en Égypte de « zones industrielles qualifiées
», dont les produits pourront être exportés sans droits de douane vers les États-Unis, à condition de
contenir au moins 11,25 % de composants israéliens.
La thèse officielle des attentats isolés
Les relations égypto-israéliennes n’ont pas été affectées par le triple attentat à la voiture piégée qui a fait
34 morts, dont 13 touristes israéliens, en octobre 2004 à Taba (Sinaï).
Ces attaques ont marqué le retour
du terrorisme en Égypte, sept ans après le massacre de 58 touristes, à Louxor par un commando de la
Gama’a al-Islamiya, le principal groupe armé égyptien, qui a décrété une trêve en 1998.
À l’issue d’une
enquête express, marquée par l’arrestation de plus de 3 000 personnes dans le Sinaï, les autorités
égyptiennes ont affirmé que ces attentats étaient l'œuvre d'un groupe isolé, motivé par le conflit israélopalestinien.
Mais le 23 juillet 2005, le Sinaï a de nouveau été ensanglanté par un triple attentat-suicide,
cette fois à Charm el-Cheikh.
Au moins 67 personnes, dont 17 touristes étrangers, ont trouvé la mort.
Les
attaques ont été revendiquées par trois groupes se réclamant d'Al-Qaeda, mais la piste d'un lien avec les
opérations de Taba a aussi été avancée.
Entre-temps, le 7 avril, un autre kamikaze avait fait exploser sa
bombe près du grand bazar du Caire, tuant trois touristes (deux Français et un Américain).
Les autorités
avaient là aussi évoqué un acte isolé.
Trois semaines plus tard, après deux nouvelles tentatives
d'attentats près du musée et de la citadelle du Caire, elles avaient toutefois admis l'existence d'un
groupuscule inspiré par le « jihadisme » international.
La reprise des attentats a suscité des inquiétudes pour le tourisme.
Première source de devises du....
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