devrais donc vivre pour lui, mais pendant ce temps lui devrait vivre pour moi. Ceci ne conduit-il pas à une...
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devrais donc vivre pour lui, mais pendant ce temps lui devrait vivre
pour moi.
Ceci ne conduit-il pas à une situation absurde?
Ce qu'il faut comprendre
□
Ce n'est pas du tout pour le plaisir de« couper les cheveux en
quatre», mais il faut bien remarquer dans ce sujet le petit mot« pour».
On peut même dire que c'est lui l'essentiel, et c'est lui qui risque d'être
oublié ou négligé, ce qui conduira immanquablement la dissertation à
l'échec.
En effet, il est évident que je vis avec autrui, et même que je vis
en pensant à autrui et en ayant le souci de ce qui peut lui arriver.
Mais
vivre pour autrui va beaucoup plus loin.
Ce pourquoi l'on vit, c'est ce qui
donne un sens à l'existence, et c'est à quoi tout le reste sera éventuelle
ment sacrifié si besoin est.
□ Il en ressort que le « bon sens» - qui n'a certes pas forcément
raison - devrait nous pousser à répondre par la négative.
Il semblerait
normal que chacun vive pour soi d'abord, ensuite pour ses proches,
enfin, s'il lui reste encore un peu de bonté, pour les autres hommes.
Mais ceci semble nous conduire à une conséquence inquiétante: puisque
la morale, dit-on, condamne l'égoïsme, faut-il penser, soit qu'elle est un
défi au bon sens, une sorte de folie réservée aux saints, soit, et plus vrai
semblablement, qu'elle n'est qu'un discours mensonger que tout le
monde prononce mais en lequel personne ne croit, le but étant seule
ment de le faire croire aux autres?
□ Le sujet amène donc à s'interroger sur les fondements de la
morale.
Faut-il se conformer à ce qui est bien en soi? Mais comment
savons-nous ce qui est bien en soi? Et surtout, quel visage donner à cette
abstraction ? L'éthique prend sa source dans le visage d'autrui, dira-t
on.
Mais autrui n'est qu'un être comme moi, dont la vie et le bonheur ne
sauraient avoir plus de valeur que ma vie et mon bonheur à moi, même
d'un point de vue objectif.
Ainsi nous arrivons à la question de fond:
quelle révélation éthique découle-t-elle de la rencontre d'autrui, est-ce
que j'y découvre le sens profond de mon existence ou bien au contraire
toute l'impuissance de la moralité?
Une référence utile
Pour....
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