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devenue, une zone :plus large y étant laissée aux senti­ ments et aux idées simples, au monde subjectif, à la...

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« devenue, une zone :plus large y étant laissée aux senti­ ments et aux idées simples, au monde subjectif, à la sagesse naturelle et empirique; et, d'autre part, la science s demeurait plus proche de la vie, moin abstraite, moins séparée de la logique ordinaire.

Sans remonter plus haut que deux ou trois ce,nts ans, l'E1tcyclopédie pouvait être une entreprise où lies écrivains collaboraient avec les physiciens et les ma1 thématièiens pour l'information des gens du monde, où cl'Alembert apparten_ait aux lettres et aux sciences, où Voltaire faisait à Cirey de la physique d'amateur entre de111x tragédies.

Un siècle plus tôt, Je Chevalier de Méré, ,qui n'avait rien de génial, était tenu par Pascal et Merse.n1ne pour un interlocuteur admissible. Plus près de nous, l'l1ttroduction à l'étude de la médecine exp érimentale de Claude Bernard, aussi bien que là Science et !'Hypothèse d'Henri Poincaré, intéressaient les sava'nts sans être inàccessibles aux lettrés ; et ce qui se passait dans Je labo1ratoire de Pasteur ou dans celui des Curie donnait, sur les lois de la vie et la nature des choses des aperçus dont une intelligence normalement exercée · pouvait au moins saisir Je sens et l'importance. Aujourd'hui, le pro:grès torrentiel des connaissances, la place toujours plus large que prennent les mathématiques dans les méthodes dte leur progrès et la formulation de leurs résultats, la nécessité même où sont les savants de rétrécir toujours dnantage le secteur de leurs observa­ tions et de leurs comJ�étences �ndMduelles creusent, entre la culture générale et la connaissance scientifique, un fossé difficile à franc:hir.

Un gnind physicien de mes amis me disait que,.

si Einstein revenait aujourd'hui de la mort et voulait comprendre êe que pensent et ce que formulent les chercheurs qui continuent sur sa lancée, il lui faudrait plusieurs années d'études pour se« recycler».

C'est peut­ être exagéré, je n'en sais rien.

Mal� il est manifeste que, dans tous les domain1es, dans ceux des sciences physiques comme dans ceux dE:s sciences humaines, les spécialistes s'essoufflent à courir derrière les progrès de leurs disci­ plines, à intégrer leurs propres découvertes et à y.... »

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