Cristal Les cristaux ont pendant longtemps été, du fait de leur beauté, essentiellement utilisés pour l'ornemen tation, pour fabriquer des...
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«
Cristal
Les cristaux ont pendant longtemps été, du fait de
leur beauté, essentiellement utilisés pour l'ornemen
tation, pour fabriquer des bijoux...
Leur aspect est dû
à l'arrangement régulier des très nombreux petits
solides semblables qui les constituent.
Cette configu
ration est également la cause de différentes proprié
tés physiques particulières (optiques, électriques ...)
qui ont été découvertes progressivement à partir de la
fin du xvne siècle.
Les solides sont, pour beaucoup, cristallins.
Quand
l'agitation des particules constituant la matière
s'accroît, quand ces particules s'écartent, leur cohé
sion diminue.
Le matériau change d'état, devient
liquide, puis gazeux et enfin se transforme en un
milieu totalement ionisé, le plasma.
L'étude de certaines des propriétés des cristaux a
conduit à celle de leur symétrie, puis à celle des
grandeurs physiques et des effets liés à cette symé
trie.
(P.
Curie).
C'est fréquemment la dissymétrie qui
est cause du phénomène.
Dans de multiples disposi
tifs actuels, où /es cristaux sont utilisés (notamment
dans /es semi-conducteurs), /es effets sont détermi
nés, non par la structure régulière du cristal lui-même,
mais par les impuretés qu'il contient.
Il y a quelques années, le Museum national d'histoire naturelle
(jadis Jardin du Roi, avant la Révolution) réalisait une superbe
exposition de cristaux géants (venus, pour la plupart, du Bré
sil).
Le Museum a acheté les pierres présentées et le public peut
aujourd'hui les voir en permanence.
La magnifique collection
de minéralogie de l'ancienne Sorbonne, exposée dans les bâti
ments dû campus de Jussieu, est ouverte au public.
En plus
petit, des expositions-ventes de pierres diverses fleurissent un
peu partout.
Les plus belles d'entre elles sont encore des cris
taux.
Les formes en sont diverses et parfaitement régulières,
leurs couleurs sont éclatantes et belles.
C'est cette beauté qui a fréquemment, au départ, intéressé les
humains.
Pièces utilisées pour fabriquer des bijoux somptueux,
gratifiés parfois de pouvoirs magiques, les cristaux ont commencé à concerner particulièrement les scientifiques quand
ceux-ci ont découvert, à la fin du XVII 0 siècle, que du fait de
leur structure (entre autres), ils possèdent des propriétés
optiques que n'ont pas d'autres matériaux.
Une revue appelait
récemment notre époque « ère du silicium» (à cause de son utilisation dans les microprocesseurs).
Le silicium est, actuellement, utilisé très souvent dans sa forme cristalline(voir art.
14).
Le cas des cristaux (et de leurs propriétés) va nous servir de
point de départ pour exposer un mode de classement de la,
matière (au sens courant du terme), classement qui prend en ,
compte le degré d'ordre (et de désordre, par conséquent) des
particules constitutives de cette matière.
Par ordre décroissant,
cela donne : les cristaux; les solides amorphes; les liquides; les
gaz; les plasmas gazeux.
Désordre et température
La distinction commune entre chaleur et température n'est
pas toujours évidente.
Par ailleurs, les qualificatifs chaud et
froid sont relatifs et éminemment subjectifs.
Dans un même
lieu, un individu a trop chaud alors que son voisin a froid.
Un
exemple, exposé dans les manuels de physique, est celui de
trois récipients remplis d'eau: dans le premier, elle est très
chaude; dans le second, elle est tiède; dans le troisième, elle est
froide.
Quand la même personne trempe la main dans le premier, puis le second, il a l'impression que l'eau de ce dernier
est froide; quand il la trempe dans le troisième, puis le second,
il a l'impression que cette dernière eau (qui, tout à l'heure, lui
paraissait froide) est chaude.
On se trouve là devant des phénomènes physiques impossibles à juger à partir des seules sensations.
La définition précise de grandeurs physiques est
nécessaire, de même qu'il faut mettre au point des procédés (et
des appareils) qui permettent de les mesurer (ou, dans ce cas,
de les évaluer en les comparant à d'autres grandeurs).
Les premières tentatives que l'on connaisse sont dues à Gali-:
lée.
Il constate qu'un gaz chauffé se dilate.
Il fait construire, par
des maîtres verriers, des thermoscopes.
Ceux-ci comprênnent
un petit vase en verre, sur lequel sont branchés trois tubes verticaux, de formes plutôt pittoresques.
Dans chacun de ces trois
tubes, peut monter et descendre une petite boule de couleur.
Quand la température augmente, l'air contenu dans le vase se
dilate, de même que celui qui est situé sous les tubes.
Les trois
boules, en conséquence, montent.
Elles descendent quand la
température baisse.
Après les études de Boyle, Mariotte, etc.,
sur la dilatation des gaz, les physiciens retinrent plutôt celle des
liquides, d'utilisation plus facile.
A la fin du xvne et au début
du XVIIIe apparaissent différents thermomètres : à alcool
coloré (Réaumur - C'est encore fréquemment le thermomètre
d'appartement); à mercure (Celsius, Fahrenheit).
Il fallut
ensuite déterminer des «pointsfzxes» et une «échelle de températures» (forcément arbitraires, les uns et les autres).
C'est
finalement l'échelle Celsius (1742) qui est restée: la température de la glace fondante est fixée à zéro degré, celle de la
vapeur d'eau bouillante à cent degrés.
Le tube, entre les deux,
est divisé en 100 parties égales.
On peut....
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