Corrigé disponible Romantisme : mouvement littéraire qui se développe contre les Lumières et leur rationalisme. Désormais, l'individu est au centre...
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Corrigé
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Romantisme : mouvement littéraire qui se développe contre les Lumières et leur
rationalisme.
Désormais, l'individu est au centre de l'attention des auteurs.
I- Une nouvelle place pour l'individu
A- L'individualité
• Le mouvement romantique affirme la primauté de l'émotion sur l'intellectualité, et la
profonde poésie de la vie.
=> porte son attention sur l'individu – et aussi le religieux (goût pour le mysticisme, pour
le sacré qui offrent un refuge contre le médiocrité sociale).
• À l'opposé des Lumières, les romantiques vont parler d'eux, eux en tant qu'être particulier
– cela n'allait pas de soi à l'époque :
• Époque classique, on apprécie guère de trop parler de soi – Pascal : « le moi est haïssable
».
Depuis Rousseau, l'intérêt porté à soi s'est développé (surtout à partir du XIXE, du
développement
de
la
psychanalyse...).
Nombreux
genres
pour
parler
de
soi
(autobiographie, mémoires, journal intime...).
Si Rousseau inaugure le genre de
l'autobiographie, les romantiques vont reprendre le thème de l'étude de soi, de la peinture
de ses propres sentiments...
B- Un être en décalage avec son temps
• Impression d'être vieux (le héros romantique a l'impression «d'être né trop tard dans un
monde trop vieux».
• Sentiment de ne pas être maître de son destin.
• Il apprécie la nuit et ses mystères ouvrant sur le merveilleux ; le pittoresque et le
fantastique du Moyen Âge ; le dialogue avec la nature ; les ruines, l'automne et la forêt
=> ces éléments s'accordent avec son tempérament.
=> l'écrivain se sent seul contre tous.
C- Un être en souffrance
• La solitude du moi, inquiet et révolté, mélancolique et habité par la nostalgie du passé.
• Le héros romantique ne peut jamais être heureux, il ne s'adapte jamais tout à fait dans
la société.
Il est mélancolique et souvent triste.
=> chez ces précurseurs du romantisme, on retrouve le lyrisme mélancolique, le sentiment
d'une identité entre l'être intérieur et l'être de la nature, les élans successifs d'exaltation
et de désespoir, le dégoût de la vie (que dépeint le René de Chateaubriand et qui définit
l'âme romantique).
• Dans René de Chateaubriand (puis après, dans les Mémoires d'outre-tombe), on retrouve
déjà une peinture de ce « mal de vivre » ou de ce « mal du siècle » qui va devenir le thème
privilégié de la poésie romantique, celle de Vigny ou de Musset.
Ex : Chateaubriand, on le remarque dans ses Mémoires d'Outre-tombe, n'est jamais
heureux (il fuit le foule...).
∆) Le romantisme revendique une sensibilité nouvelle reposant sur l'exaltation du
sentiment, le goût pour le passé, le rêve et la nature.
II- Poésie et le mal du siècle
Le poète romantique va trouver dans la poésie un lieu d'expression de ses sentiments.
A- Le lyrisme
• Ce sont les Méditations poétiques (1820) de Lamartine qui constituent traditionnellement
l'acte de naissance du lyrisme romantique en France.
La poésie romantique française, dès l'origine, est marquée par l'émotion.
=> met en avant l'expression, à la première personne, des sentiments et des états d'âme
du poète.
Celui-ci, fasciné par la complexité de son être intérieur, écrit moins pour un
lecteur que pour y trouver « un soulagement de [son] propre coeur » (Lamartine).
• Le poète dit "je" => l'indice de son originalité poétique.
Le Moi est à la fois le sujet et
l'objet du poème : ce dernier se penche sur la sensibilité exacerbée d'une personne, dans
toute sa plus profonde intimité et c'est par cette personne qu'est écrit le poème.
• Les Méditations poétiques de Lamartine => miment une progression vers l'Idéal,
l'élévation vers une consolation divine.
« Je n'imitais plus personne, je m'exprimais pour
moi-même, ce n'était pas un art, c'était un soulagement de mon propre coeur, qui se
berçait de ses propres sanglots.
Je ne pensais à personne en écrivant ces vers si ce n'est
à une ombre et à Dieu ».
(Préface des Méditations esthétiques de Lamartine)
NB : Ce lyrisme, qui confine parfois à la sensiblerie, sera d'ailleurs condamné par les
générations suivantes, notamment par les auteurs symbolistes.
B- La poésie romantique engagée
• Cependant, il ne faut pas oublier que cette poésie est aussi révolutionnaire et engagée
— notamment celle de Hugo avec les Châtiments (1853) et de Lamartine avec son
Recueillement poétique (1839).
Parlez de la poésie engagée.
Les poètes se préoccupent du monde qui les entoure.
Ex :
Les Châtiments.
• Hugo écrit un recueil entièrement consacré à attaquer Napoléon III, le
« singe, le « petit ».
Le poète condamne....
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