Corrigé disponible Pensez-vous que les romans doivent développer longuement l'analyse psychologique des personnages qu'ils mettent en scène ? NB =>...
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Corrigé disponible
Pensez-vous
que
les
romans
doivent
développer
longuement
l'analyse
psychologique des personnages qu'ils mettent en scène ?
NB => à ce sujet, Gide, dans son roman, Les Faux-Monnayeurs, prête à son personnage
de romancier, Edouard la réflexion suivante : « Il se dit que les romanciers par la
description trop exacte de leurs personnages, gênent plutôt l'imagination qu’ils ne la
servent et qu’ils devraient laisser chaque lecteur se représenter chacun de ceux-ci comme
il lui plaît ».
Est-ce un défaut de trop prêter d’attention à l’analyse psychologique des personnages ou
est-ce au contraire bénéfique ?
I- Le personnage de roman :
A- Héros et roman
• Le plus souvent, le roman est centré sur un personnage / plusieurs personnages.
=> Est peint.
Il est différent, intéressant… Ex : Félicité Rougon, que l’on retrouve dans de
très nombreux romans des Rougon-Macquart, est caractérisée par son âpreté aux gains,
son envie de pouvoir.
L’image de cette petite femme manipulatrice est très marquante.
• Maupassant : Préface de Pierre et Jean => « Faire vrai consiste à donner l’illusion
complète du vrai, suivant la logique ordinaire des faits ».
Importance de peindre avec
précision ces personnages.
• Peinture de personnages qui ne sont pas héroïques mais ils ressemblent aux hommes
ordinaires (ex : vulgarité du père Roland est dévoilée par ses paroles « zut », « cristi » et
par sa naïveté).
Cf.
Zola : introduit aussi la langue du peuple dans ses romans.
« C'est une oeuvre de
vérité, le premier roman sur le peuple, qui ne mente pas et qui ait l'odeur du peuple » =>
Zola au sujet de l’Assommoir.
.
« ramasser et de couler dans un moule très travaillé la langue du peuple »
∆) Véritables travail et talent de l’écrivain qui, finement, peint les consciences,
les contradictions, les conceptions, les idées de ses personnages => lecteur découvre la
pensée d’un père corse (Cf.
la Vendetta de Balzac), d’un Normand un peu avare (Cf.
La
Ficelle de Maupassant), d’une jeune femme qui découvre la vie (La Femme de trente ans,
Une vie, Madame Bovary…)…
B- Le type balzacien
• Balzac : « un type [...] est un personnage qui résume en lui-même les traits
caractéristiques de tous ceux qui lui ressemblent plus ou moins, il est le modèle du genre ».
• Sur le plan physique : le personnage est solidement campé dans un corps avec ses traits
caractéristiques,
et
des
détails
particuliers
susceptibles
de
suggérer
des
traits
psychologiques.
Cf.
les personnages de Balzac.
=> À vous de développer cet exemple à l’aide d’un ou deux romans que vous connaissez.
Cf.
la « Vieille fille », « César Birotteau », l’avare chez M.
Grandet.
Cf.
Bianchon qui
représente les médecins, le marquis de Ronquerolles qui représente les impertinents…
Peintures très précises du type.
L’auteur donne de nombreuses précisions sur le cadre de
vie et les habitudes du personnage.
C- Un personnage « décalé »
• Dans la 2e moitié du XIXe siècle => le roman cesse de représenter le personnage
« type ».
• Le héros décalé devient l'objet d'une entreprise de dérision : Cf.
Flaubert et Madame
Bovary ou Bouvard et Pécuchet.
Idem avec les héros de Stendhal (Fabrice Del Dongo ou
Julien Sorel, et même Mathilde) sont élaborés pour être à la fois ridicules et touchants, et,
derrière la moquerie, le roman d'apprentissage revêt toujours un certain caractère
autobiographique – Cf.
les points de rapprochements entre Julien Sorel et Stendhal par
exemple.
Ironie de Stendhal.
Cf.
les pensées de Mathilde qui vient de trouver un bon mot !
• Avec les naturalistes, de nouvelles figures incarnent les valeurs montantes de la
bourgeoisie d'affaires ou du prolétariat (Maupassant, Zola).
∆) Au XIXe siècle, le personnage de roman est bien décrit L’ironie, les
descriptions… Est peint et expliqué au lecteur.
Grande précision dans la psychologie du
personnage.
Cf.
le portrait de Balzac de la Vieille fille ou de Grandet.
Cf.
les portraits de
Julien Sorel (> vu par Mme de Rênal, le narrateur, Mathilde…).
II- Le roman d’apprentissage : un type de peinture du personnage (=> on le suit,
on le voit évoluer (> on le comprend mieux)) :
A- Les romans d’apprentissage
• Roman d’apprentissage : le lecteur suit les aventures, les découvertes d’un jeune héros
confronté au monde => le suit.
Étude précise de ce personnage, en décrivant la maturation
du héros.
Il part naïf, crédule et traverse des obstacles ou épreuves, afin de mûrir et d'en
tirer une leçon.
Ex : Le héros, jeune homme, naïf, est à la conquête de la capitale....
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