Corrigé disponible Montrez en quoi le théâtre est un spectacle à voir + rappelez ses fonctions. I- Théâtre : texte...
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Corrigé
disponible
Montrez en quoi le théâtre est un spectacle à voir + rappelez ses fonctions.
I- Théâtre : texte ou représentation ?
A- Un texte littéraire
Aujourd’hui, on lit surtout les pièces de théâtre : chaque maison a au moins un livre d’une
pièce de Molière et d’une tragédie de Racine.
• Beauté du texte : métaphores, allitérations, assonances => véritable travail de poésie.
Qualité du texte.
Cf.
les alexandrins des tragédies…
• Didascalies : donnent des indications sur les habits des personnages (Cf.
les didascalies
des drames de Hugo) ; sur les actions (soufflet dans les comédies par exemple ; Figaro se
lève et se rassoit dans son monologue ; les pleurs dans la tragédie…) ; sur le ton (en criant,
en riant, d’un air moqueur…).
=> L’auteur donne de nombreuses indications dans son texte pour que l’action
puisse être imaginée par le lecteur.
∆) Jeu de l’imagination => le lecteur s’imagine les scènes, ouvre son livre et se
plonge dans l’univers des personnages.
B- Un texte pour être joué
Molière : « Le théâtre n'est fait que pour être vu ».
Le texte théâtral, comme tout
texte peut être lu mais sa spécificité le destine à être représenté.
• Le texte de théâtre est écrit pour être joué – excepté le « théâtre dans un fauteuil » de
Musset => véritable spectacle.
• Salle de théâtre => endroit fermé, moment à part, le temps de la représentation.
Salle
dans le noire : personnes regroupées le temps du spectacle.
Moments ritualisés : les coups
de bâton, les entractes…
• La concrétisation : le texte n'est pas suffisant pour représenter une pièce : il manque le
décor et les objets ; éclairages, musiques, décors, maquillage ; costumes...
tout est
« artificiel » et entre dans des règles (alexandrins…).
Costumes…
• Auteur écrit mais tout sera représenté.
Même si, comme Hugo, ne veut pas être assujetti
aux règles classiques, il doit tenir compte de nombreux problèmes : unité de lieu au moins
entre les actes / de temps / d’action.
C- Un spectacle oral
• Il n'y a pas de théâtre muet (on ne parle pas du mime).
• Les personnages, incarnés par les acteurs, se parlent => la parole construit l’action.
• Apartés : monologue, petite réplique, qui n’est pas entendu par les autres personnages
de la scène mais uniquement par les spectateurs.
Ajoute souvent une pointe d’humour.
LA FLECHE, à part : La peste soit de l'avarice et des avaricieux !
HARPAGON : Comment ? que dis-tu? (L’Avare).
Très utilisé en comédie, ressort comique mais très artificiel.
• Idem pour les monologues : artifice théâtral invraisemblable ; c’est rare de s’arrêter dans
la rue et de réfléchir à haute voix !
• Double énonciation propre au théâtre : les personnages (acteurs) parlent entre eux mais
aussi au spectateur.
∆) Le texte théâtral est doté de nombreuses informations qui permettent au lecteur
de s’imaginer l’action et les réactions des personnages ainsi que le cadre de l’histoire mais
il est surtout destiné à être représenté => spectacle.
II- Les éléments de la représentation
A- Le costume et décors au service de l’interprétation
• Le costume et le décor ne sont pas anodins.
Leur choix n'est donc pas innocent =>peut
renforcer le comique (ou le tragique.
Cf.
les hurlements que poussent certaines actrices de
tragédie).
• La diction peut favoriser le comique.
Le metteur en scène peut faire en sorte que chaque
personnage ait sa façon de parler (tics de langages, accents…) et insiste sur les
exagérations, répétitions de mots.
R : au théâtre Fontaine, nous avons assisté à plusieurs représentations de pièces de
Molière.
Un acteur (que l’on a retrouvé plusieurs fois) a rendu très comiques les
« latineries » de Diafoirus jeune dans Le Malade imaginaire ou les discours en patois de
Pierrot dans Dom Juan.
• Le costume => permet au metteur en scène d’insister sur un aspect du personnage, de
souligner ce qui lui parait important, essentiel dans la pièce.
Ex : représentation de
Georges Dandin.
Tous les personnages sont habillés en vêtements du début du XXe siècle
vs Georges Dandin qui est habillé comme au XVIIe siècle => sorte de bouffon => insiste
sur le ridicule du personnage.
B- L’incarnation des personnages
• Responsabilité : endosse le personnage.
Ne doit donc pas décevoir les spectateurs qui
auraient pu s’être fait une représentation du personnage.
• une pièce de théâtre est surtout une accumulation d’artifices : le spectateur doit faire
comme s’il croyait ce qu’il voyait, décors, unité de lieu/temps/actions, apartés, vers… Le
bon acteur sera celui qui fait oublier toute l’artificialité du monde du théâtre.
• La commedia dell’arte : jeu al’improviso.
Acteurs : comblent les trous et font rire le public
avec un jeu très gestuel (parfois scabreux) et des situations cocasses, les lazzi (≈ nos
spectacles de clown).
• Bérenger dans Rhinocéros est négligé : mal coiffé, vêtements chiffonnés, chemise et
chaussures sales vs Jean "bien propre sur lui" => Jean a un peigne, il est habillé avec un
soi méticuleux vs Béranger.
Conformisme de Jean => touché par la rhinocérite.
Comique
et tragique.
=> Gestuelle très importante : différencie les deux personnages.
Jean doit être très strict,
voire sévère vs Béranger.
L’attitude des deux personnages est très différente.
Le costume,
les accessoires, la posture des personnages (=> acteurs) trahissent le caractère de Jean
et annonce son « ralliement » aux rhinocéros.
Le spectateur devine que le personnage qui
se différenciera sera, non pas le personnage, apparemment positif, mais l'autre, Bérenger,
qui est un peu débauché.
∆) Donnée capitale dans une pièce : le jeu de l’acteur.
Il est jugé par le public
(applaudissements, huées, silence glacial…).
C- Le rôle du metteur en scène
• Choix de mise en scène : costume – garder le costume d’époque ou habiller les héros
comme à l’époque des spectateurs selon leur vision de la pièce.
• Certains metteurs en scène se considèrent comme des « serviteurs du texte » (Jouvet,
Dullin …), cependant nécessairement, ils ont interprété le texte – le propre du chef d’œuvre
littéraire est de permettre plusieurs interprétations.
Ex : le personnage d’Arnolphe, méchant homme qui élève sa pupille et future femme Agnès
de façon la plus stupide afin de ne pas devenir....
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