Corrigé disponible Le théâtre est né Grèce => célébrer Dionysos, dieu du vin et de la fertilité. Pourquoi aller au...
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Corrigé
disponible
Le théâtre est né Grèce => célébrer Dionysos, dieu du vin et de la fertilité.
Pourquoi aller au théâtre ? Le théâtre ne peut-il qu’amuser ?
I- La recherche du divertissement
Le théâtre est un moment particulier où le spectateur s’évade de son quotidien
=> il a choisi de se rendre au théâtre (il aurait pu lire la pièce seulement) :
A- Les conditions de la représentation
• Salle de théâtre => endroit fermé, moment à part, le temps de la représentation.
Salle
dans le noire : personnes regroupées le temps du spectacle.
Moments ritualisés : les coups
de bâton, les entractes…
• Le théâtre est un moment particulier où le spectateur s’évade de son.
Théâtre, «pays de
l’irréel » : monde de carton : décor ; éclairages, musiques, costumes...
tout est
« artificiel » et entre dans des règles (alexandrins…), réalités scéniques…
• Art de la représentation => spectacle qui a une particularité : doublé énonciation.
• Les acteurs ont une grande importance => leur jeu peut insister sur le comique, le
tragique...
Cf.
on sait par exemple, que Molière était un acteur très drôle qui avait la
capacité à rouler de très gros yeux.
• Importance du metteur en scène lors des interprétations => peut insister sur le
pathétique du personnage plus que sur le ridicule : pitié au lieu du rire[1].
B- Un moment de détente > cf.
les comédies
• L’histoire met en scène des personnages du quotidien (bourgeois… VS les demi-dieux,
empereurs des tragédies) qui ont des soucis du quotidien (mariage, dote, argent…) :
ressemblent + aux spectateurs.
• La pièce se finit bien : mariage final, les personnages désagréables sont punis, les gentils
se marient.
Ex : L’École des femmes, à la fin, arrivée miraculeuse du père d’Agnès + mariage et
Arnolphe écarté.
• L’auteur de la comédie déploie tout son talent afin de faire rire le spectateur.
Déclinaison
des différentes formes de comiques.
Comique de mots, de gestes, de situation, de
caractère…
• Les personnages méchants ou grotesques sont les perdants.
Ex : Arnolphe de l’École des
femmes.
Il est si ridicule et mauvais que c’est un plaisir d’imaginer qu’Agnès l’a ou va le
tromper.
=> le spectateur sort content du spectacle.
C- La farce
• La recherche du rire => les quiproquos, les rencontres fortuites, les retournements de
situation, les coups de bâton.
Cf.
Évoquez par exemple une pièce du Moyen Âge (farce vs mystères) ou Le Médecin
malgré lui de Molière ou les vaudevilles de Feydeau (maris cocus, les amants dans le
placard, pots de chambre…).
• Éléments récurrents (rassurants) : l’homme est souvent bête, alcoolique, rustre, ridicule.
La femme est souvent rusée, revêche et avare, avec un amant ou au contraire trop belle
pour son mari.
On retrouve des personnages traditionnels comme Arlequin avec son bâton
et sa bouteille, le valet fourbe, le mari qui porte les cornes…
∆) Le théâtre est avant tout un divertissement.
On va au théâtre pour rire (farce,
comédie), pour réfléchir ou pour assister aux déboires de héros mythologiques ou des rois.
On ne va pas au théâtre pour se voir (=> insuccès du drame bourgeois).
II- Les fonctions conférées au théâtre
A- La catharsis
• Aristote, La Poétique : « la représentation est mise en oeuvre par les personnages du
drame et n'a pas recours à la narration; et, en représentant la pitié et la frayeur, elle
réalise une épuration de ce genre d'émotions ».
Le spectateur se purge de ses passions en assistant à une tragédie : le théâtre est une
libération salutaire => On rit devant les grimaces d’Arnolphe déconfit apprenant qu’Agnès
de l’aime pas ; on assiste à la mort si injuste d’Hyppolite.
• Pour Aristote, le spectateur qui va au théâtre doit ressentir terreur et pitié afin de se
purger de ces sentiments : force du spectacle qui doit être extra-ordinaire
• Le théâtre est le vecteur d’émotions.
Le jeu des acteurs et le texte visent à toucher le
spectateur.
B- La tragédie > terreur et pitié
• Les personnages sont victimes de forces qui les dépassent.
Les personnages sont
prisonniers de leur destin.
• Des personnages qui se retrouvent dans des conditions terribles : ex => Corneille, Le
Cid : Rodrigue doit choisir entre l’honneur de la famille et l’amour : la passion amoureuse
entre en conflit tendu avec le devoir du héros envers le pouvoir qu’il doit servir.
•Personnages sont complexes et tourmentés.
Ex : le personnage de Phèdre.
« Phèdre n'est
ni tout à fait coupable, ni tout à fait innocente » => Personnage tourmenté, ambigu,
passionné, coupable et victime : devient l’un des personnage tragique par excellence.
Cf.
par exemple son extrême de la jalousie (« craintes », «transports », « fureurs », « feux »,
« remords ») lui donnes des idées de meurtres (champ lexical du meurtre: « crimes », «
homicides », « sang ») et en même temps, la passion qui la ronge « Je le vis, je rougis, je
pâlis à sa vue, / Un trouble s’éleva dans mon âme éperdue.
» (vers 273-274).
=> Les mots, leur agencement, leur force… è Émotions du spectateur.
C- Fonction didactique de la comédie
• Par ses comédies, Molière dénonce le ridicule d’une société.
Ex : se moque des Précieuses, ces femmes dont Madeleine de Scudéry qui réfléchissaient
et même philosophaient dans les Précieuses ridicules ou les Femmes savantes ; critique
des défauts des hommes et par exemple, l’aveuglement d’Orgon qui doit attendre de voir
son cher ami caresser sa femme pour comprendre que ce dernier n’est pas le saint qu’il
prétend être.
Cf.
Tartuffe.
• Molière : moraliste => reprend la devise d’Horace Castigat ridendo mores d’Horace....
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