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Corrigé disponible Dans un roman, souvent, le narrateur fait réagir les personnages en fonction de certaines valeurs morales et sociales...

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« Corrigé disponible Dans un roman, souvent, le narrateur fait réagir les personnages en fonction de certaines valeurs morales et sociales : vision de l’homme, places respectives de l’homme et de la femme, idéal social. => L’amour dans le roman, permet à l’auteur de faire passer ses idées et points de vue sur la société. NB : nous donnons quelques exemples, il y en aurait évidemment bien d’autres. I- L’amour idéal A- Les romans à l’eau de rose • Romans par clichés.

Clichés du premier baiser… • Clichés de la jeune et belle femme amoureuse d’un bel homme plus âgé => clichés de la rencontre, au coin de lune, de la fin positive (pas éloignée de la fin des contes pour enfants « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants »). Ex : Dans Comme un conte de fées de Delly, on retrouve certains de ces clichés => l’homme aimé justement se révèle être un prince ( !). => Ces romans sont finalement assez simplistes et donnent une image de l’homme et de la société peu complexe. B- L’amour sincère • Attention : on peut parler d’amour sans rentrer dans les clichés de la collection Harlequin ! • Les romanciers ont écrit de tout temps des histoires d’amour (car cela concerne tous les hommes, riches ou pauvres, européens ou américains…). • Plaisir du lecteur devant une histoire qui se finit bien. • Plaisir de la lecture, de la peinture des sentiments, de la finesse des observations. Cf.

La Petite Fadette => dans un français coloré de termes berrichons, Georges Sand plonge son lecteur dans la vie quotidienne des « bessons » Landry et Sylvinet, et surtout, elle peint avec justesse, avec poésie, la naissance des sentiments de Landry pour Fanchon Fadet, pour ce vilain Grelet.

Beauté du texte, des sentiments purs des deux personnages, de leur courage et de leur sincérité. => Vision optimiste des relations hommes-femmes dans la société.

Amour, tendresse, raison. C- L’amour de jeunesse/ le premier amour • Certains romans racontent la naissance du sentiment amoureux, sa fraîcheur, son impact sur des personnages qui s’ouvrent grâce à l’amour. Cf.

les changements dans le comportement de Mme de Rênal lorsqu’elle devient vraiment amoureuse de Julien Sorel dans Le Rouge et le Noir => plus gaie, plus heureuse… Elle semble se développer grâce à cet amour. • Cf.

aussi tous les récits du premier amour du héros dans les romans d’apprentissage => amour très pur.

Ex : l’amour de Frédéric Moreau pour Mme Arnoux. ∆) L’amour est présenté sous de bons aspects et les personnages sont sincères et touchants > certain optimisme des auteurs.

Vision douce du monde. II- Les amours contrariés A- La passion entravée • Cf.

Manon Lescaut : Des Grieux, aux prix de nombreux efforts, parvient à assagir Manon qui s’attache vraiment à lui (elle est au début de mœurs légères et n’hésite pas à aller voir les deux GM), alors que, lorsqu’elle devient vraiment bonne (en Amérique), elle meurt… • Cf.

aussi la mort du premier amant anglais de Julie d’Aiglemont dans La Femme de Trente ans => Balzac peint ici un amour pur, sincère mais qui sera impossible et qui se finit de manière presque ridicule (l’amant meurt après avoir passé une nuit à la fenêtre de Julie). Cf.

Angélique Rougon dans Le Rêve de Zola.

Personnage très, trop sensible, nerveux, mystique.

Orpheline recueillie par de braves couturiers les Hubert (travailleurs mais peu riches) qui rêve de se marier avec un prince charmant.

Amour réciproque pour un jeune homme, peintre verrier => en fait, fils de Monseigneur d'Hautecœur, évêque.

Puis, mariage autorisé par les familles mais Angélique meurt à la sortie de l'église, après avoir donné à Félicien son premier et son dernier baiser. B- La passion interdite • Cf.

La Princesse de Clèves => la rencontre puis l’amour passionnel entre Mme de Clèves et le duc de Nevers.

Leur première rencontre a lieu à un bal donné au Louvre.

Véritable éblouissement réciproque des deux personnages.

Peinture très fine, dans le roman, de la naissance, du développement du sentiment amoureux, de ses effets, des troubles qu’il apporte.

Cf.

la jalousie que Mme de Clèves, pour la première fois ressentie.

Mais amour impossible.

Combat de la jeune femme contre sa passion (qui entraîne la mort de son mari). => Cette présentation de l’amour par Mme de Lafayette souligne toute la préciosité des sentiments de cette époque, le XVIIe siècle, siècle des beaux sentiments, de la bienséance… Cf.

la Clélie de Mlle de Scudéry + idée du devoir, de la vertu – qui semble dénuée de sens au XXIe siècle : pourquoi, alors que l’on est libre (Mme de Clèves est veuve) ne pas épouser l’homme que l’on aime plus que tout au nom de la vertu ? NB : c’est par sa seule volonté (vertu) que Mme de Clèves refuse le mariage avec son amant car la société, à la fin du roman, ne peut pas condamner cette union. • Impossibilité mentale ou de la société / morale.

Cf.

La sœur de René (dans René de Chateaubriand) qui aime son frère d’un amour réciproque mais peu fraternel… ∆) Les romancier peignent des passions, des amours sincères, purs mais voués à l’échec, comme si l’Amour ne pouvait être vécu vraiment (Cf.

la princesse de Clèves qui a peur que le duc de Nevers ne l’aime plus, un fois mariés l’un à l’autre). C- L’amour à sens « unique » • Comme dans la vie, des auteurs peuvent raconter des passions qui ne sont pas réciproques et évoquer les douleurs que cela peut provoquer. Cf.

Sylvinet dans La Petite Fadette.

Ce personnage peu sympathique lorsqu’il est adolescent (toujours bougon, en colère, jaloux) va devenir meilleur grâce à sa future bellesœur mais surtout, va devenir plus noble => amoureux de la femme de son frère (il est homme à ne pouvoir aimer qu’une seule femme), il préfère partir au loin, devenir un bon soldat. Cf.

aussi Charles Bovary dans Madame Bovary => amoureux de sa femme, il semble toujours ridicule, pas à la hauteur, il rate tout (son mariage : Emma ne l’aime pas ; son métier : il rate son opération du pied-bot…).

Par contre, à la mort de sa femme, sa douleur est telle qu’il devient un véritable personnage, touchant, noble dans sa douleur. ∆) Les récits d’amours impossibles ou entravés soulignent la sensibilité de l’auteur qui parvient à peindre ces sentiments (et qui a très probablement dû connaître ce genre de situation et de sentiments).

Il semble qu’il s’en dégage une vision plutôt désabusée, amère de la vie et des relations amoureuses. III- L’amour désenchanté A- L’amour dans le roman réaliste • Le roman réaliste s’attache à.... »

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