Ce n'est que de justesse que le président Ahmed Abdallah a réussi à empêcher Bob Denard, le chef mercenaire qui...
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Ce n'est que de justesse que le président Ahmed Abdallah a réussi à empêcher Bob Denard, le chef
mercenaire qui l'a porté au pouvoir en mai 1978, de fêter joyeusement ses dix ans de "règne" aux
Comores.
Néanmoins la série d'articles parus dans la presse internationale sur la présence de plus en plus
envahissante des mercenaires semble avoir convaincu le chef de l'État comorien qu'il était peut-être
temps de prévoir leur départ.
Des discussions à ce sujet avec Paul Barril, le "super-gendarme" français
impliqué dans l'affaire dite des Irlandais de Vincennes, n'ont cependant pas abouti, Paris et Moroni se
rejetant la responsabilité du maintien des mercenaires et, dans un projet de tournée dans l'océan Indien
finalement repoussé à l'automne 1989, François Mitterrand avait exclu l'étape des Comores.
Cela est
évidemment tout bénéfice pour l'Afrique du Sud, qui, elle, n'a pas d'état d'âme.
Prétoria, qui continue
d'assurer le financement de la garde présidentielle encadrée par les hommes de B.
Denard, l'utilise pour
de discrètes ventes d'armes ou pour ses basses besognes (la piste Denard a été évoquée dans le meurtre
à Paris....
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