Audiatur et a/tera pars L'autre partie doit être entendue Cette expression extrêmement célèbre signifie au sens propre qu'on ne doit...
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Audiatur et a/tera pars
L'autre partie doit être entendue
Cette expression extrêmement célèbre signifie au sens propre qu'on ne
doit jamais énoncer une sentence dans un procès, sans avoir écouté et
évalué avec attention les arguments des deux parties, mais dans le langage courant., on l'emploie à propos de disputes et de toute f01111e de
discussion (aujourd'hui encore ce principe est valide : il s'agit du
> ou > ).
Si
cette fc,1111ulation est médiévale (Liebs A 106 affi1111e en réalité qu'elle
apparaît pour la première fois dans le Peinlicher Process d 'A.
Saur
[Frankfurt am Main, 1580, 1]), ce principe juridique était déjà répandu
dans I'Antiquité : le Digeste (48, 17, 1) affi1111ait qu'il n'était pas équitable de prononcer une condamnation sans avoir écouté les deux parties.
Les orateurs attiques (Démosthène, Pour la couronne, 2 ; 6 ;
Contre T,mocrate, 151 ; Isocrate, Antidosis, 21) rappellaient qu'un juge
avait fait se111,~nt d'écouter à la fois l'accusateur et t•accusé.
Dans la
littérature classique, le motif n'est pas seulement utilisé dans des
contextes juridiques, mais peut apparaitre avec une simple valeur proverbiale - certains passages prenant une importance particulière, ainsi
un passage de la Médée de Sénèque (v.
199 sq.: Qui statuit aliquid
parte inaudita altera I aequum licet statuerit, haud aequus fuit,,
>) et un proverbe grec (µ 'l6f 6( KTtV
6tK001JS-, ïTpiv àµct>oiv µOOov àKouott~.
>) attribué à Démocrite dans la
Mantissa proverhiorum (2, 6) et cité dans certains manuscrits du
Pseudo-Phocylide (87 ~ pour les problèmes posés par ce texte, cf.
van
der Horst 173 ), mais que Cicéron présentait comme une sentence attribuée à Hésiode (fr.
338 Merkelbach-West: cf.
Epistulae ad Atticum, 1,
18, 4) - cette sentence est citée par de nombreux auteurs (Aristophane,
les guêpes, 725 sq.
: Pseudo-Platon, Démodocos., 383a : Plutarque, De
Stoicorom repugnantiis, 1034e; Lucien, Calumniae non temere credendum, 8 ; tElius Aristide,....
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