Arabie saoudite 1997-1998 Sans disposer de l'ensemble des attributs du pouvoir, depuis l'embolie cérébrale qui a écarté du pouvoir le...
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Arabie saoudite 1997-1998
Sans disposer de l'ensemble des attributs du pouvoir, depuis l'embolie cérébrale qui a écarté du pouvoir
le roi Fahd, en 1995, le prince héritier Abdallah n'en a pas moins confirmé son autorité sur les diverses
structures de l'État.
Certains ont voulu voir sa main dans l'évolution du Conseil consultatif, dont les
membres sont passés de 60 à 90 (7 juillet 1997) et dont les prérogatives ont été discrètement élargies.
Sous sa conduite, et en dépit de fortes pressions, le royaume a manifesté une volonté nouvelle
d'indépendance à l'égard de Washington ; il a critiqué la position du Congrès considérant Jérusalem
comme la " capitale unifiée d'Israël " (16 juin 1997) ; il a justifié son refus de participer à la Conférence
économique pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord (Doha, 16 au 18 novembre 1997) par la politique
du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou concernant la question palestinienne, mais a assisté
au sommet de l'OCI (Organisation de la conférence islamique) à Téhéran (3 décembre 1997) ; dans le
cadre du processus de paix au Proche-Orient, il n'a pas ménagé son soutien à la Syrie et au Liban ; il a
écarté toute collaboration avec le FBI (Federal Bureau of Investigation) dans l'enquête sur l'attentat
contre des militaires américains à Al-Khobar (19 morts et des centaines de blessés, 25 juin 1996), qu'il a
déclarée achevée, le 30 mars 1998 ; il a rejeté la politique du " double endiguement " de l'Irak et de
l'Iran prônée par Washington, au profit d'une " prise en charge de la sécurité du Golfe par ses riverains "
; le 14 février 1998, il a ouvert ses bases à l'armée de l'air américaine, mais en lui interdisant de les
utiliser pour mener des attaques....
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