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A la suite des élections des "conseils de résistance", en février 1989, le chef
de l'État, Yoweri Museveni, a ouvert, le 11 avril 1989, la première session du
nouveau Conseil national de la résistance (CNR) qui comprend 270 membres.
Le
Conseil des ministres a été remanié: quinze ministres ont perdu leur poste, dont
treize battus aux élections, et vingt-deux nouveaux ont été nommés, ce qui a
porté le nombre des ministres à quarante-huit et celui des vice-ministres à
quatorze.
Onze ministres seulement sont originaires des régions en dissidence du
Nord et de l'Est.
Au début d'octobre 1989, le mandat du président Yoweri
Museveni qui devait expirer à la fin janvier 1991, après la fin du "moratoire
sur la vie politique", a été prorogé de cinq ans, ce qui a suspendu le processus
de démocratisation et devrait retarder d'autant la normalisation
constitutionnelle du régime.
D'autre part, le gouvernement a dû faire face en
mai 1989 à une grève des professeurs de l'université de Makerere et, en
novembre, à une grève des étudiants.
Suite aux travaux de la commission
d'enquête du CNR, une campagne de lutte contre la corruption a abouti à la
révocation de dizaines de hauts fonctionnaires.
Sur le plan militaire intérieur, dans le Nord et l'Est, la situation est restée
confuse.
Après quelques mois de tranquillité, les troubles ont repris dans la
région de Kitgum à l'initiative de la fraction de l'Armée démocratique du peuple
ougandais (UPDA) qui n'avait pas rallié le pouvoir en juin 1988.
En juillet et
août 1989, ces éléments ont lancé des attaques dans la région d'Arua
(Nil-Ouest).
Les "restes" de la secte du Saint-Esprit ont déployé leur....
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