81. Q11isnam istic fl11vi•s nt, q11e111 non recipiat mare ? Quel fleuve est-ce pour que la mer ne puisse l'absorber...
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81.
Q11isnam istic fl11vi•s nt, q11e111 non recipiat mare ?
Quel fleuve est-ce pour que la mer ne puisse l'absorber ?
C'est ainsi que Plaute dans le Curculio (v.
86) insiste sur l'improbabi
lité qu'une vieille ivrognesse puisse laisser une goutte de vin dans un
flacon ; l'image des fleuves qui, inévitablement, se jettent dans la mer,
désigne généralement une chose qui est obligée d'aboutir ou de
connaitre une certaine conclusion, mais les auteurs l'emploient dans
toute sorte de contextes différents.
Plaute, dans le Poenu/us (v.
627)�
utilise cette image comme symbole du chemin qui doit inéluctablement
conduire à un certain point tandis que Stace, au contraire (Silvae.
1 ..
4, 34-37), utilise la même image pour inciter son interlocuteur à ne
pas sous-estimer une poésie jugée trop facilement de piètre qualité; cf.
également Ovide, Triste.-., S, 11, 27 sq., où le poète compare la prière
qu'il adresse aux dieux en faveur d'Auguste à un petit ruisseau., qui
s'unissant aux autres, formera le grand fleuve des prières du peuple.
et
finira par se jeter dans la mer.
Signalons aussi un passage du livre de
I 'Ecc/ésiasle ( 1, 7) où l'image des fleuves qui s'unissent les uns aux
finalement
se
jeter....
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