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Définition du mot: ALOI, substantif masculin.

Publié le 21/10/2015

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Définition du mot: ALOI, substantif masculin. A.— Alliage dans des proportions fixées. 1. Vieux, rare. [En parlant de métaux autres que l'or et l'argent, mais considérés comme précieux] : Ø 1. Les matériaux employés le plus souvent [dans la fabrication des tuyaux d'orgue] sont : les bois de chêne, de sapin rouge, de noyer, érable, poivrier; l'étain pur, l'alliage d'étain avec une faible quantité de plomb qu'on appelle étoffe, et un mélange d'étain et de cuivre à 1/100, auquel on donne le nom d'aloi. ALBERT LAVIGNAC, La Musique et les musiciens, 1895, page 91. 2. MONNAIE. Titre légal de la monnaie d'or et d'argent. Monnaie de bon, de mauvais aloi : Ø 2. Par les cornes et la queue de Lucifer! Nous jouons de malheur! J'avais espéré monnaie de bon aloi et ce ne sont que jetons de cuivre et de plomb doré. THÉOPHILE GAUTIER, Le Capitaine Fracasse, 1863, page 173. Remarque : En dehors de ces syntagmes, aloi, dont le synonyme usuel est titre, est vieilli : cette pièce n'est pas d'aloi (Grand dictionnaire universel du XIXe. siècle (Pierre Larousse), Nouveau Larousse illustré). B.— Au figuré. Bonne qualité intrinsèque. 1. [En parlant d'un inanimé concret ou abstrait] : Ø 3. Le style familier est ennemi du nombre, et il faut rompre celui-ci pour que celui-là paraisse naturel. C'est par les mots familiers que le style mord et pénètre dans le lecteur. C'est par eux que les grandes pensées ont cours et sont présumées de bon aloi, comme l'or et l'argent marqués d'une empreinte connue. JOSEPH JOUBERT, Pensées, tome 2, 1824, page 74. Ø 4. « Ce qui existe en France n'est point une monarchie, c'est une république, à la vérité du plus mauvais aloi. Cette république est plastronnée d'une royauté qui reçoit les coups et les empêche de porter sur le gouvernement même. » FRANÇOIS-RENÉ DE CHATEAUBRIAND, Mémoires d'Outre-Tombe, tome 4, 1848, page 51. Remarque : Syntagmes mauvais, bon aloi sont très fréquents, bon étant parfois aux degrés comparatif et superlatif. Marchandises de mauvais aloi (Dictionnaire de l'Académie Française 1835); parfum romantique de bon aloi (Charles BAUDELAIRE, Salon de 1846, 1846, page 182); résultat effectif et de bon aloi (JOSEPH ARTHUR COMTE DE GOBINEAU, Nouvelles asiatiques, introduction, 1876, page 5); luxe de mauvais aloi (MARCEL PROUST, À la recherche du temps perdu, Le Temps retrouvé, 1922, page 725); science de meilleur aloi (ERNEST RENAN, L'Avenir de la science, 1890, page 41); exceptionnellement sans épithète conserver l'aloi de son ancien renom (JORIS-KARL HUYSMANS, L'Oblat, tome 1, 1903, page 86). — Spécialement. [En parlant des qualités d'une oeuvre littéraire] Vers de mauvais aloi, de bas aloi (Dictionnaire de l'Académie Française) : Ø 5. Classique par le naturel de sa prose, par le bon aloi de son vocabulaire et par la simplicité du rythme de ses phrases, M. de Maupassant l'est encore par la qualité de son comique. JULES LEMAÎTRE, Les Contemporains, 1885, page 305. Ø 6. Le naturel de Maurois est de si authentique aloi français que peu de circonstances autant que de penser à lui ou d'écrire à son sujet ne me font redevenir momentanément français, accomplir un périple intérieur dans la culture française, bref rejoindre en ce qui la concerne ce point d'équité dont volontiers je reconnais que trop souvent je le quitte. CHARLES DU BOS, Journal, janvier 1925, page 235. 2. [En parlant d'une personne ou, plus fréquemment, d'un aspect de son comportement, de son expression, etc.] : Ø 7. Il est homme du monde, sans grande ambition d'être dans la conversation, mais étant; il a une parole correcte, châtiée, de bon aloi, et une physionomie fine, piquante et un peu lasse. JULES BARBEY D'AUREVILLY, Premier Memorandum, 1836, page 22. Ø 8.... et cet air, toujours le même, répété deux lieues durant, est un très vieil air de France, si ancien et si jeune, d'une gaieté si fraîche et de si bon aloi, qu'au bout d'un moment, nous aussi, nous le chantons avec eux. JULIEN VIAUD, DIT PIERRE LOTI, Mon frère Yves, 1883, page 288. Remarque : Autres syntagmes bonté d'excellent aloi (Maurice Barrès, Mes cahiers, tome 4, 3 novembre 1904-6 janvier 1905, page 41); fatigue de mauvais aloi (É. Estaunié, L'Ascension de Monsieur Baslèvre, 1919, page 282); pitié de simple et honnête aloi (A. Billy, Introïbo, 1939, page 83); élégances de mauvais aloi (Théophile Gautier, Le Capitaine Fracasse, 1863, page 314); aristocratie de mauvais aloi (J. Sandeau, Sacs et parchemins, 1851, page 9); homme de bas aloi " qui est de basse condition, d'une profession vile, ou qui est méprisable par lui-même " (Dictionnaire de l'Académie Française 1835). Exceptionnellement sans épithète gens francs d'aloi (A. Nicolas, Le Bon grain que voici, Nancy, G. Thomas, 1963 [1949] , page 1). STATISTIQUES : Fréquence absolue littéraire : 93.

« gouvernement m?me.

? FRAN?OIS-REN? DE CHATEAUBRIAND, M?moires d'Outre-Tombe, tome 4, 1848, page 51.

Remarque?: Syntagmes mauvais, bon aloi sont tr?s fr?quents, bon ?tant parfois aux degr?s comparatif et superlatif.

Marchandises de mauvais aloi (Dictionnaire de l'Acad?mie Fran?aise 1835); parfum romantique de bon aloi (Charles BAUDELAIRE, Salon de 1846, 1846, page 182); r?sultat effectif et de bon aloi (JOSEPH ARTHUR COMTE DE GOBINEAU, Nouvelles asiatiques, introduction, 1876, page 5); luxe de mauvais aloi (MARCEL PROUST, ? la recherche du temps perdu, Le Temps retrouv?, 1922, page 725); science de meilleur aloi (ERNEST RENAN, L'Avenir de la science, 1890, page 41); exceptionnellement sans ?pith?te conserver l'aloi de son ancien renom (JORIS-KARL HUYSMANS, L'Oblat, tome 1, 1903, page 86).

? Sp?cialement.

[En parlant des qualit?s d'une oeuvre litt?raire] Vers de mauvais aloi, de bas aloi (Dictionnaire de l'Acad?mie Fran?aise)?: ? 5.

Classique par le naturel de sa prose, par le bon aloi de son vocabulaire et par la simplicit? du rythme de ses phrases, M.

de Maupassant l'est encore par la qualit? de son comique. JULES LEMA?TRE, Les Contemporains, 1885, page 305.

? 6.

Le naturel de Maurois est de si authentique aloi fran?ais que peu de circonstances autant que de penser ? lui ou d'?crire ? son sujet ne me font redevenir momentan?ment fran?ais, accomplir un p?riple int?rieur dans la culture fran?aise, bref rejoindre en ce qui la concerne ce point d'?quit? dont volontiers je reconnais que trop souvent je le quitte. CHARLES DU BOS, Journal, janvier 1925, page 235.

2.

[En parlant d'une personne ou, plus fr?quemment, d'un aspect de son comportement, de son expression, etc.] : ? 7.

Il est homme du monde, sans grande ambition d'?tre dans la conversation, mais ?tant; il a une parole correcte, ch?ti?e, de bon aloi, et une physionomie fine, piquante et un peu lasse.

JULES BARBEY D'AUREVILLY, Premier Memorandum, 1836, page 22.

? 8....

et cet air, toujours le m?me, r?p?t? deux lieues durant, est un tr?s vieil air de France, si ancien et si jeune, d'une gaiet? si fra?che et de si bon aloi, qu'au bout d'un moment, nous aussi, nous le chantons avec. »

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