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APERCEPTION, substantif féminin.

Publié le 22/10/2015

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APERCEPTION, substantif féminin. A.— PHILOSOPHIE. Prise de conscience claire d'une perception, d'une connaissance : Ø 1. La théorie de Leibnitz, qui distingue si bien cet état où la monade, simplement vivante, est réduite à des perceptions obscures, d'où elle s'élève aux aperceptions claires et à la conscience, me servirait d'introduction à l'exposition de ma doctrine, qu'il me sera bien difficile de faire entendre. MARIE-FRANÇOISE-PIERRE GONCTHIER DE BIRAN, DIT MAINE DE BIRAN, Journal, 1814, page 20. Ø 2. Le caractère propre de toute connaissance de conscience est d'être une connaissance immédiate et directe. Il y a aperception immédiate et directe d'une sensation, d'une volition, d'une pensée, et voilà pourquoi vous les connaissez parfaitement, vous pouvez les observer et les décrire avec certitude, dans tous leurs modes, toutes leurs nuances, tous leurs caractères relatifs ou particuliers, fugitifs ou permanens. VICTOR COUSIN. Histoire de la philosophie du XVIIIe. siècle 2, 1829, page 443. Ø 3. Quelles que soient les discussions qu'appelle le détail de la psychologie biranienne, on doit dater de Maine de Biran l'avènement moderne de la psychologie en première personne. Avant tout autre, il reconnaît que le fait primitif du psychisme ne peut être, comme le veut Locke, un élément du découpage mental, ni, comme le veut Condillac, un résidu de l'analyse logique. Ce ne peut être qu'une expérience, dans laquelle un sens personnel est donné au mot exister. Cette expérience doit envelopper l'aperception du sujet par lui-même, le je suis, et en même temps, dans le même acte, le mettre en relation avec ce qui n'est pas lui, sans quoi le sujet restera inéluctablement enfermé en lui-même, comme il en est toujours menacé dans une expérience trop étroitement cartésienne... EMMANUEL MOUNIER, Traité du caractère, 1946, page 576. B.— Par extension, littéraire. Prise de conscience spontanée. Synonymes : sentiment, intuition : Ø 4.... dès que l'intelligence a le sentiment, ou, si l'on aime mieux, l'aperception obscure d'un certain sujet spécial de recherches, elle consacre ces recherches et leur donne un nom sans attendre que son aperception devienne précise. THÉODORE JOUFFROY, Nouveaux Mélanges philosophiques, 1842, page 20. Ø 5. Je poursuis, pour ma part, dans ce livre, une émotion plus profonde, une notion plus subtile, et comme un sens nouveau que j'appellerai le « tact de l'âme ». Cette aperception de l'âme, soudaine, a parfois quelque chose d'épouvantable et de répulsif;... JACQUES RIVIÈRE, Correspondance [avec Alain-Fournier] , 1909, page 85. Ø 6. « (...) M. Méridier joint à une connaissance profonde et directe de la philosophie antique, sa partie, et à une richesse de documentation historique qui n'est pas absolument rare, un sens des complexités du mental et une aperception du positif dans les subtilités religieuses qui le sont infiniment plus. C'est une précieuse recrue pour la Sorbonne... » JOSEPH MALÈGUE, Augustin ou le Maître est là, tome 2, 1933, page 442. STATISTIQUES : Fréquence absolue littéraire : 132.

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Je poursuis, pour ma part, dans ce livre, une ?motion plus profonde, une notion plus subtile, et comme un sens nouveau que j'appellerai le ? tact de l'?me ?.

Cette aperception de l'?me, soudaine, a parfois quelque chose d'?pouvantable et de r?pulsif;... JACQUES RIVI?RE, Correspondance [avec Alain-Fournier] , 1909, page 85.

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M?ridier joint ? une connaissance profonde et directe de la philosophie antique, sa partie, et ? une richesse de documentation historique qui n'est pas absolument rare, un sens des complexit?s du mental et une aperception du positif dans les subtilit?s religieuses qui le sont infiniment plus.

C'est une pr?cieuse recrue pour la Sorbonne...

? JOSEPH MAL?GUE, Augustin ou le Ma?tre est l?, tome 2, 1933, page 442.

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