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ABSORBATION, substantif féminin. Définition.

Publié le 28/09/2015

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 absorbation

ABSORBATION, substantif féminin.  

Figuré, rare.  État d'un être ou d'un esprit totalement absorbés par quelque chose ou quelqu'un [Généralement sans complément] :

Ø 1. Je lisais aujourd'hui que la passion finit par dompter le monde. Peut-être que la persistance, l'ardeur de celle que je ressens pour vous vaincra quelques-uns des obstacles qui traversent notre destinée. Je n'ai qu'une idée; une telle, absorbation doit mener loin.

GERMAINE NECKER, BARONNE DE STAËL, Correspondance générale, Lettres inédites à Louis de Narbonne, 1792, page 31. 

Ø 2. Au milieu de ces revers, je sens que ma passion pour vous est si vive, qu'en vous voyant je parlerais de nos malheurs mais je ne les sentirais plus. Que ne puis-je vous inspirer cette douce absorbation, cet enivrement qui semble s'accroître par tous les événements, qui en apprenant à détester les hommes font tant aimer celui qui a dépassé votre imagination!

GERMAINE NECKER, BARONNE DE STAËL, Correspondance générale, Lettres inédites à Louis de Narbonne, 1792 page 58. 

Ø 3. Jamais personne n'estimera mon esprit comme Germaine; personne jamais ne mettra entre les autres et moi une telle distance. Mais Germaine, quelle occupation des affaires! Quelle absorbation! Quel esprit d'homme, avec le désir d'être aimée comme une femme!

BENJAMIN HENRI CONSTANT DE REBECQUE, Journaux intimes,  janvier 1803, page 29. 

Remarque : Absorbation est un néologisme créé par Mme.  de Staël (Lettres inédites à Louis de Narbonne, 1792) et repris par B. Constant (Journaux intimes, 1803). 

 

 

STATISTIQUES : Fréquence absolue littéraire : 3. 

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