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Hafiz de Chiraz par A.

Publié le 05/04/2015

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Hafiz de Chiraz par A. J. Arberry Cambridge (England) Si passionnées que soient entre Persans, les controverses sur les choses de la littérature, il est un point, tout au moins, sur lequel tous tombent d'accord, à savoir que Hafiz est le plus grand poète que leur poétique patrie ait jamais vu naître. Mirza Muhammad de Qazvin, critique austère et très révéré, a, plus tard, parfaitement exprimé l'opinion de ses concitoyens, lorsque, invité à proposer un candidat persan pour une place dans un hypothétique Panthéon des plus grands poètes du monde, il a aussitôt et sans hésitation nommé Hafiz. Né à Chiraz, la belle capitale de la province de Fars, en ou vers 1300, un siècle après la première invasion mongole en Perse, et quelque soixante ans après le sac de Bagdad par Hulagu Khan, Shams al-Din Muhammad Hafiz semble avoir été instruit, selon la mode de l'époque, dans les sciences religieuses musulmanes et la langue arabe. Alors que sa vie privée a été passablement calme, Chiraz fut, en ce temps-là, le théâtre de beaucoup d'événements publics très violents et vit s'élever et choir, l'une après l'autre, avec une régularité monotone, grandes et petites dynasties. Lorsque Hafiz résolut de faire de la poésie sa profession - et les poètes dépendaient en Perse, pour leur subsistance, de la protection des princes - il choisit certainement un gagne-pain des plus hasardeux. Mais tel était le renom que lui avait valu son talent, que jamais il n'a manqué d'un marché où vendre sa précieuse marchandise. Il reçut même - mais déclina - une flatteuse invitation à la cour d'un gouverneur, dans le lointain Bengale. Abstraction faite de courts voyages à l'intérie...

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J.

Arberry Cambridge (England). »

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