"Monet! Voilà un tempérament, voilà un homme dans la foule de ces eunuques" ZOLA
Publié le 10/05/2011
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Dès 1866, Zola admire immédiatement les tableaux de Monet, et, à propos de ses paysages, il remarque qu'il met toujours "une note exquise de lumière et de plein air" et parle de "la gaieté du soleil levant" de ses tableaux, d'une clarté et d'une vérité de ton superbe" ; il note, à ce moment de la carrière de Monet, sa facilité incroyable d'exécution, en même temps que la franchise et la rudesse de sa touche.
Il reconnaît sa supériorité quand il peint l'eau. "Il est un des seuls peintres qui sachent peindre l'eau, sans transparence niaise, sans reflets menteurs". Et Zola pressent assez clairement la révolution picturale de Monet, qui ne considère la réalité que comme un espace de couleurs, de lumière, et de sensations : "J'ai vu ces tons crus, j'ai respiré ces senteurs salées", note Zola à propos d'une de ses marines.
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