2001 : l'Odyssée de l'espace [Stanley Kubrick] - analyse du film.
Publié le 19/05/2013
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Stanley Kubrick
Pionnier dans les différents genres qu'il a abordés (science-fiction, terreur et reconstitution historique notamment), Stanley Kubrick est considéré comme l'un des réalisateurs les plus talentueuxde l'histoire du cinéma.
Sa vision pessimiste et glaciale du monde se reflète dans des chefs-d'œuvre comme Lolita (1962) — d'après et avec la collaboration de Vladimir Nabokov —, DocteurFolamour (1963), 2001 : l'Odyssée de l'espace (1968), Barry Lyndon (1975), Shining (1980) ou Full Metal Jacket (1987).
Son dernier film, Eyes Wide Shut (1999), tiré d'une nouvelle d'ArthurSchnitzler et interprété par Tom Cruise et Nicole Kidman, passe pour le testament esthétique d'un créateur puissant et déterminé à repousser, toujours plus loin, les limites de la représentationcinématographique.Warner Brothers/Archive Photos
Date historique du cinéma de science-fiction et pierre angulaire de l’œuvre de Stanley Kubrick, 2001 : l’Odyssée de l’espace est une méditation angoissée sur les rapports de l’homme à l’univers infini.
Son dénouement ouvert est déconcertant : le
fœtus astral est-il ce surhomme qu’appellent de leurs vœux le philosophe allemand du XIXe siècle Friedrich Nietzsche et la partition de Richard Strauss, Ainsi parlait Zarathoustra ?
Pour 2001 : l’Odyssée de l’espace , Stanley Kubrick, dont le perfectionnisme est proverbial, a bénéficié d’un budget et de collaborations à la hauteur de ses ambitions ; il est également le producteur du film.
Ne travaillant qu’à partir de scripts
soigneusement élaborés, il s’est attaché la collaboration de l’écrivain de science-fiction Arthur C.
Clarke.
Cet homme de science accompli, spécialiste d’astronomie, lui a fourni le matériau originel sous la forme de trois nouvelles, écrites au fil de sa
carrière.
Si bien que 2001 : l’Odyssée de l’espace condense et joue des grands motifs de la littérature de science-fiction classique, depuis l’anticipation à court terme jusqu’au voyage en « hyperespace » et la rencontre de l’intelligence extraterrestre.
Pourtant, le film ne se départit pas d’un ton documentaire, crédible en ses moindres détails visuels.
Sur le plan de la mise en scène, c’est un space opera grandiose servi par la perfection des truquages et des effets spéciaux, ironiquement bercé par le
Beau Danube bleu de Johann Strauss.
Le film contient l’une des scènes les plus mémorables de l’histoire du cinéma, véritable blason de l’œuvre d’un cinéaste obsédé par la technique et la raison, où l’on assiste à la mort par lobotomie d’un
superordinateur — créé par l’homme — à l’intelligence paranoïaque.
Quelques années plus tard, le réalisateur soviétique Andreï Tarkovsky réalise Solaris (1972), relecture de 2001 : l’Odyssée de l’espace sous-tendue par le rapport de l’homme à son passé, ses obsessions et ses fantasmes.
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