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PASCAL

Publié le 17/01/2022

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pascal

 

PASCAL (1623-1662). — Né à Clermont-Ferrand, d'un père président à la Cour des Aides qui s'occupa lui-même de son éducation et de son instruction. De santé délicate, on a craint plusieurs fois de le perdre. Son goût pour les mathématiques se manifeste de bonne heure et devient une sorte de « génie « scientifique qui le pousse à des inventions fameuses, en particulier, le baromètre. C'est un grand savant, mais c'est aussi, à partir surtout de 1654, un grand mystique que poursuit et déchire de plus en plus le problème de la destinée humaine. Il suivit son père d'abord à Rouen où celui-ci fut nommé, et c'est là que toute la famille se convertit au Jansénisme, puis il revint à Paris et se mêla alors au milieu libertin. Après un grave accident, en 1654, il eut une sorte d'extase qui le rejeta entièrement dans la vie méditative. Il se retira à Port-Roval où sa sœur Jacqueline était religieuse. Là, on lui demanda d'écrire les Lettres à un Provincial, contre les Jésuites. Il se mit ensuite à composer une Apologie de la Religion chrétienne, 'dont les fragments retrouvés après sa mort constituent les Pensées. Si nous nous occupons ainsi «de Pascal, après avoir parlé de tous les maîtres du XVIIe siècle, c'est qu'il est, pourrait-on dire, en dehors du groupe. Par ses dates, il appartient au mouvement de 1660, il en est même le précurseur, car on trouve, dans le Traité du vide, par exemple, et dans d'autres parties de son œuvre, un exposé très net, très judicieux des principes classiques; d'autre part, son génie âpre et tourmenté, son style heurté et étincelant, son abandon au démon fulgurant qui l'agite, son besoin d'éternel, d'infini et d'absolu, tout cela en fait un grand poète, plus apparenté, évidemment, aux Romantiques qu'aux Classiques; d'ailleurs, par suite de diverses circonstances, il a été surtout connu au XIXe siècle, et, particulièrement, goûté et applaudi à ce moment-là. Qu'il le veuille ou non, et bien qu'il ait dit que le « moi « était « haïssable «, Pascal est un farouche « individualiste «; il voit toutes choses sons l'angle le plus personnel, et s'étonne ensuite que les autres ne pensent pas comme lui ! Sa compréhension de la vie, de la religion, de l'expression littéraire elle-même, dénote une personnalité « à part «, et en opposition violente avec le milieu, peut-être aussi, d'ailleurs, avec elle-même. C'est ce qui lait la grandeur déchirante et la vérité universelle de cette œuvre.   

 

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