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Moscovici (Serge)

Publié le 17/01/2022

Extrait du document

Si René Dumont est venu à l'écologie par le tiers monde, Serge Moscovici y est arrivé par la nature. Plus précisément, par la critique naturaliste de la société contemporaine. Pour lui, comme l'ont exprimé ses ouvrages (en particulier "Histoire humaine de la nature", "Homme domestique et Homme sauvage") il n'y a pas de coupure entre l'homme et la nature. C'est toujours dans la nature que se situe l'action de l'homme : opposer société à nature n'a pas de sens.

« Moscovici (Serge) 131 de base.

Du côté libéral, on entend corriger ses « erreurs» par des solutions impliquant une croissance illimitée.

Du côté socialiste, on recherche ses contradictions afin d'ac­ coucher le système des solutions qu'il renferme en son sein.

La perspective écologiste, pour sa part, dénonce les « cercles vicieux "• les paradoxes de notre société.

Suivant Ivan Illich, qui, le premier, démontra qu'en voulant accélérer la circulation avec l'automobile, on la ralentit, Moscovici affirme qu'on ne sort d'un paradoxe qu'en chan­ geant de système.

La croissance n'est pas « en " crise, elle est « la " crise.

5 La " croissance zéro " préconisée par nombre d'écolo­ gistes ne recueille pas l'adhésion de Serge Moscovici.

Pour lui, l'état stationnaire n'existe pas et il envisage une croissance, mais cc limitée et discontinue » comme un phé­ nomène naturel ; qui tienne compte de l'extraordinaire diversité des groupes et des individus, selon la donnée première de la nature ; et donc localisée dans le temps et l'espace, nourrie des différences (entre les collectivités, les environnements) et les développant, au contraire du " rouleau compresseur de la croissance illimitée" tendant à soumettre l'espèce à un modèle unique.

6 Devenu la " matière passive de la machine sociale "• l'homme d'aujourd'hui, victime d'un « bovarysme " collec­ tif, rêve d'un ailleurs, se laisse prendre au chantage è l'avenir.

« L'avenir tout de suite et ici "• réclame Serge Moscovici, par la transformation radicàle de la science et de la technique (le gaspillage est à la base de la plupart .

de leurs «miracles») mises au service «du citoyen, du civil, du vivant " ; par une attitude nouvelle devant la nature, impliquant l' cc austérité douce» des écologistes : ne gaspiller aujourd'hui que ce qu'on peut recycler demain, ne produire que ce qu'on reproduit.

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Voir aussi : Ecologisme, Dumont (René), Illich (Ivan).. »

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