JODELLE, Etienne
Publié le 12/05/2010
Extrait du document


«
CLEOPATRE
CAPTIVE,
TRAGEDIE D'ESTIENN E
IODEELE PARISIEN.
P ROLOGVE.
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,12ut les neuf Saurs en Fronce ranima,
Dure
&
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fêter le succès de la pièce et
poser une couronne de fleurs
sur la tête d'un...
bouc !
Lors de cette simulation d'un
sacrifice à l'antique, Jodelle est
sacré grand auteur.
Ronsard
l'élit avec six autres compa-
gnons hors pair pour l'accom-
pagner au sein d'un groupe qui
formera la Pléiade et fait son
éloge en le saluant comme le
fondateur du théâtre humanis-
te : « Tu ne devais, Jodelle, en
autre ville naître / Qu'en celle
de Paris, et ne devais avoir /
Autre fleuve que Seine, ou des
Dieux recevoir / Autre esprit
que le tien, à toute chose
adextre.
»
P
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to
Br
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dg
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-
Girau
do
n
Le prologue de
Cléopâtre
captive
dans une édition de
1574 (Paris, Bibliothèque
nationale de France).
admire le modèle antique
mais affiche sa volonté de
l'égaler, voire de le surpasser,
conseillant de « plus en plus
oser bien davantage ».
Si les
situations sont tirées de Plaute
ou de Térence, il transpose
l'action à Paris, donne aux « hé-
ros » des noms du terroir,
puise les sujets et les person-
nages dans la réalité de son
temps.
Les allusions aux évé-
nements contemporains, la
dénonciation indignée d'un
monde bourgeois corrompu
font
d'Eugène
une oeuvre parti-
culièrement originale, qui, à
l'instar de
Cléopâtre captive,
inau-
gure un genre nouveau, celui
de la comédie bourgeoise à la
française.
« Oser bien
davantage »
UN POÈTE QUI SE
VEUT LE MENTOR
DES ROIS
Au XVI* siècle, le théâtre est
lié à la fête, et Étienne Jodelle
est un poète de Cour.
En 1538, il improvise un bal
masqué qui est un véritable
ballet.
Le 17 février 1558, lors
des célébrations parisiennes
de la prise de Calais par le
duc François de Guise, il doit
donner devant la Cour une
pièce allégorique, mais la
foule et la chaleur empêchent
les acteurs de jouer.
Cependant, ce bourgeois,
sieur du petit domaine du
Lymodin (titre qui lui tient
à coeur), se révèle déplacé à
la Cour, où son succès
littéraire l'a introduit.
Protégé d'Henri II et de
Marguerite de Valois, la soeur
du roi, il agace en affirmant
que le poète est en droit
de parler aux souverains
d'égal à égal et même de les
guider.
Il se sent investi
d'une mission pédagogique
qui « rois et peuple
dresse »...
Son caractère
autoritaire et pointilleux fait
qu'aux louanges succède
l'indifférence : à part un
témoignage ému d'Agrippa
d'Aubigné, c'est le silence qui
accueillera sa mort en 1573.
sant et sans pitié soumet l'être
humain au malheur en le fai-
sant succomber à la violence
de passions dévastatrices, tel
l'amour qui conduit Cléopâtre
au suicide.
Face à cette fatalité,
il ne peut réagir que par le cou-
rage, vertu suprême qui con-
siste à se résigner à la souffran-
ce et la mort : l'héroïne ne se
laisse pas aller au désespoir,
elle affronte sa mauvaise fortu-
ne en affirmant sa dignité mo-
rale et sa grandeur.
L'auteur se
livre ainsi à une méditation sur
la condition des souverains
liée au thème de la Fortune,
réflexion politique qui sera
l'une des vocations des tragé-
dies de cette période.
Jodelle fait partie du groupe du
collège de Boncourt, où
Cléo-
pâtre captive
sera donnée l'an-
née suivante avec le même
succès.
En attendant, après la
représentation de l'hôtel de
Reims, ces jeunes gens se mê-
lent au groupe de Pierre de
Ronsard, les anciens hôtes du
collège de Coqueret, dont cer-
tains ont servi d'acteurs, et
tous se rendent à Arcueil pour
Lors du spectacle de l'hôtel de
Reims,
Cléopâtre captive
est sui-
vie par une comédie assez
osée,
Eugène,
où des person-
nages qui essaient de s'éviter
finissent tous par se retrouver
dans une maison de tolérance.
Cette pièce est la première
écrite par Jodelle, qui l'a déjà
fait représenter l'année précé-
dente, ayant choisi de com-
mencer par donner non une
tragédie « pour complaire aux
doctes », mais une comédie
pour plaire à tout le monde, y
compris « le plus bas populai-
re ».
Dans le registre comique,
l'auteur innove et se distingue
également.
Tout en s'inspirant
encore des Anciens, il explique
dans la préface
d'Eugène
qu'il
se refuse à « remouler du tout
l'Antiquité », à se soumettre à
une imitation pure et simple,
car « l'imitation / Que nous fai-
sons de leur labeur / Ne vient
que de notre ignorance ».
Étienne Jodelle affirme qu'il
n'est besoin de présenter dans
le nouveau théâtre que des
situations et des personnages
communs et connus des spec-
tateurs : « Rien d'étranger, on
ne vous fait entendre ».
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