Georges Jacques Danton
Publié le 17/03/2012
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Danton, originaire de Champagne, descendait d'une famille composée surtout de paysans, mais son père était avocat. Pour cette raison, Danton étudia aussi le droit. Après avoir vécu à Reims, il se rendit à Paris, où il acheta en 1787 une charge d'avocat. Il se maria et alla habiter le quartier des cordeliers sur la rive gauche de la Seine. Ce quartier était un des plus actifs politiquement, et Danton en devint l'un des dirigeants, en attendant d'être choisi comme président peu après le début de la Révolution. En 1788, il créa le club des Cordeliers, où ses qualités d'orateur lui valurent rapidement une grande popularité, et devint aussi membre de l'Association des Amis de la Constitution. Ce club aussi célèbre que le club des Jacobins orienta la révolution dans une direction radicale.

«
latent entre lui et le parti girondin modéré ex
plosa lorsque les Girondins l'accusèrent de
vénalité .
Mais sa culpabilité ne put être nette
ment établie .
Le printemps suivant,
le géné
ral Dumouriez, commandant suprême de
l'armée républicaine, déserta et passa aux
Autrichiens.
Danton et
les Girondins s'accu
sèrent mutuellement de complicité à propos
de cette désertion.
Les Girondins furent dis
crédités et bannis de la Con vention, sous la
pression de la Commune parisienne.
Entre-temps, Danton s'était occupé
de créer
le Tribunal révolutionnaire .
Cet organe
se vit
confier la tâche de juger
les suspects, accusés
de trahison vis-à-vis de la République .
Dan
ton fut également un des fondateurs du Co
mité de salut public, qui devait faire office de
gouvernement d'urgence, tant que la guerre
a v
ec l'Autriche durerait.
Les premiers mois,
Danton fut à la tête de
ce Comité.
Afin d'al
ler au-devant du peuple de Paris,
le Comité
contrôla
les prix et annonça diverses mesures
pour promouvoir l'égalité.
Mais
les tentati
ves de Danton pour obtenir la paix avec
l'Autriche par des négociations, même secrè
tes, n'eurent pas de succès.
Les fonctions de Danton au Comité
se termi
nèrent en juillet 1793, et la puissance passa
alors aux mains de Robespierre.
Devant l'a
bus du nombre des condamnations, Danton
commença à s'opposer au gouvernement,
tout en restant fidèle aux principes révolu
tionnaires .
Il prit parti contre les Hébertistes,
qui commettaient des atrocités en province,
et laissa également apparaître sa réprobation
devant la politique de terreur instaurée par
Robespierre pour écraser la contre-révolu
tion,
d'où le nom d'indulgents donné aux
dantonistes.
"Peut-être la Terreur a-t-elle
Ci-dessus: Une séance d'un tribu
nal révolutionnaire en 1789 .
Ces tribunau x décidaient quels pri
sonniers seraient envoy és à la guillotine et lesquels seraient épargnés.
Il était de notoriété pu
blique qu'ils étaient vénaux, et
Danton entreprit une campagne
contre
ce genre de juridiction,
ainsi que contre d' autres excès de la Révolution.
A droite : "Le sommet de la gloire française ", caricature anglaise
critiquan t la cruauté et l'injustice de la Révolu tion française.
Ci-dessus:
L 'éditeur du journal "Le Vieux Cordelier ", accom pagné de Camille Desmoulins et de Danton, est conduit à la guillo
tine dans un tombereau à fumier .
Robespierre les fit condamner
pour avoir voulu ren verser la Ré publiqu e, malgré l'absence de preuve .
servi à un certain moment, mais des inno
cents ne peuvent pas
en devenir les victi
mes", dit-il.
"Personne ne peut vouloir que
quelqu'un soit considéré comme coupable,
si
sa force révolutionnaire n'est pas suffisante.''
· Au début de 1794, Danton commit l'erreur
de défendre Fabre d'Eglantine, accusé d'a
voir trempé dans une escroquerie à l'intérieur
de la Compagnie des Indes orientales.
Ro
bespierre ajouta
ce fait à la liste des plaintes
qu'il préparait contre Danton et
ses amis.
Danton, bien que prévenu, demeura imper
turbable .
Des amis insistèrent pour
le con
vaincre de s'enfuir à l'étranger.
Il répondit:
"On n'emporte pas son pays à la semelle de
ses chaussures.'' Il était convaincu que sa po
pularité
le protégerait de la guillotine.
Lorsqu'on l'arrêta,
il rassura sa femme.
"Ils
n'oseront pas", lui dit-il.
Danton fut conduit
devant
le tribunal révolutionnaire .
Furieux,
il contesta les accusations portées contre lui,
dont la plus importante était d'avoir complo
té avec Desmoulins pour renverser la républi
que.
Aucune preuve ne fut apportée, mais
il était
prévisible qu'il serait jugé coupable.
Il hurla:
"Méprisable Robespierre, toi aussi, tu fini
ras sur l'échafaud.''
Quelques heures plus tard, Danton et
ses
amis furent conduits à la guillotine.
Le pou
voir de Robespierre ne devait pas durer bien
longtemps, et la prédiction de Danton
se vé
rifia.
Les forces plus modérées à l'intérieur de la
Révolution française prirent
le pouvoir et fi
rent subir au tyran le même sort qu'il avait
infligé à tant d'autres..
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