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Enrique Tarancón (Vicente)

Publié le 17/01/2022

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1 Le cardinal Vicente Enrique Tarancón, archevêque de Madrid, est le chef de file d'une Église qui penche vers le libéralisme et qui a fini par refuser sa caution au régime franquiste après en avoir été l'un des piliers. Depuis la mort de Franco, en novembre 1975, ce mouvement s'est accentué malgré les réticences d'une partie de la hiérarchie. Ce changement, dans un pays à majorité catholique écrasante, soulève la rancoeur de la vieille garde conservatrice ou phalangiste.

« regime, une certaine volonte de desengagement de plus en plus souhaitee par le jeune clerge.

Le cardinal raclame liberte et independence pour l'Eglise ainsi que Ia revision du Concordat de 1953.

IIs'attire un avertissement de Franco qui demande a l'Eglise de ne pas assumer d'atti- tudes temporelles. 4 Mais le Vatican ('impose en fin 1971 comme archeveque de Madrid, contre Pavia du Caudillo, pour succader au conservateur Mgr Morcillo, alors qu'un autre traditionna- liste, Mgr Gonzales Martin, le rempiace a To lade et a la primatie.

Enrique TarancOn devient president de l'apiscopat espagnol qui va, on.

1972, jusqu'a envisager de a demander pardon au peuple espagnol a pour ('attitude du clerga dans le passé.

Cette meme armee, la Conference episco- pale publie un document raclamant is justice et le plura- lisme politique.

En 1973, Enrique Taranc6n, au moment 00 un nombre croissant de pratres sont poursuivis, demande la liberte de reunion. 5 Aussi reformiste soit-il, et bien qu'appuye rasolument par Paul VI, le cardinal Enrique Taranc6n reste naanmoins prudent et pragmatique, prenant soin d'aviter un conflit par trop ouvert.

Car it est a la fois soumis aux pressions d'une aile gauche puissante (plus de 40 p.

100 du bas clerga est favorable a une forme de socialisme) et honni par ('extreme droite.

Mais alors que le chef de file de cette demiare, le cardinal Gonzales Martin, célèbre Ia messe de funerailles aux obseques de Franco, c'est le cardinal Enrique Taranc6n qui prononce l'hornalie au Te Deum marquant l'intronisation de Juan Carlos I.

II y accentue le clivage en invitant le roi a « ouvrlr l'avenir de I'Espagne a et s'efforce de rompre avec l'ancien regime sans prendre parti pour ('opposition. régime, une certaine volonté de désengagement de plus en plus souhaitée par le jeune clergé.

Le cardinal réclame liberté et indépendance pour l'Église ainsi que la révision du Concordat de 1953.

Il s'attire un avertissement de Franco qui demande à l'Église de ne pas assumer d'atti­ tudes temporelles.

4 Mais le Vatican l'impose en fin 1971 comme archevêque de Madrid, contre l'avis du Caudillo, pour succéder au conservateur Mgr Morcillo, alors qu'un autre traditionna- Irste, Mgr Gonzales Martin, le remplace à Tolède et à la primatie. Enrique Tarancón devient président de l'épiscopat espagnol qui va, en 1972, jusqu'à envisager de « demander pardon au peuple espagnol » pour l'attitude du clergé dans le passé.

Cette même année, la Conférence épisco- pale publie un document réclamant la justice et le plura­ lisme politique.

En 1973, Enrique Tarancón, au moment où un nombre croissant de prêtres sont poursuivis, demande la liberté de réunion.

5 Aussi réformiste soit-il, et bien qu'appuyé résolument par Paul VI, le cardinal Enrique Tarancón reste néanmoins prudent et pragmatique, prenant soin d'éviter un conflit par trop ouvert.

Car il est à la fois soumis aux pressions d'une aile gauche puissante (plus de 40 p.

100 du bas clergé est favorable à une forme de socialisme) et honni par l'extrême droite.

Mais alors que le chef de file de cette dernière, le cardinal Gonzales Martin, célèbre la messe de funérailles aux obsèques de Franco, c'est le cardinal Enrique Tarancón gui prononce l'homélie au Te Deum marquant l'intronisation de Juan Carlos I er.

Il y accentue le clivage en invitant le roi à « ouvrir l'avenir de l'Espagne » et s'efforce de rompre avec l'ancien régime sans prendre parti pour l'opposition.. »

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