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Aloys Senefelder

Publié le 15/03/2012

Extrait du document

A cette époque, en effet, on gravait les textes et les gravures sur des plaques en cuivre, puis on utilisait de l'encre pour en faire des copies sur papier. Il décida de faire lui-même la gravure et d'acheter les plaques de cuivre nécessaires. Ses résultats furent très décevants jusqu'au jour de 1796, où il utilisa, par pur hasard, une craie grasse pour inscrire sa liste de linge sur un morceau d'ardoise. Tout d'abord, il s'aperçut que les lettres écrites restaient en relief sur l'ardoise après élimination d'une mince couche d'ardoise autour des lettres, grâce à une solution d'acide azotique.

« mélange des eaux et des graisses.

Lorsqu'on en­ duisait ensuite la plaque avec une encre d'impres­ sion à base d'huile, seules les parties recouvertes d'eau restaient propres.

L'encre se fixait unique­ ment sur les traits et sur les surfaces du dessin ori­ ginal.

En pressant fortement une feuille de papier sur la surface de la pierre, on obtenait ainsi une lithographie.

Le nombre d'exemplaires était illimité .

Même les A droite : Machine à litho g rav er e x traite de l'édition allemande de l'ouvrage de Senefelder.

A gauche : Plaque titre de l'édi­ tion anglaise de l'ouvrage de Senefelder, imprimée avec le procédé lithographique.

Ci-dessous : Affiche de Lautrec qui apporta énormément à la lithographie en couleurs.

1 n• if fos plus petits détails du dessin original étaient repro­ duits avec une précision remarquable.

Les pre­ mières applications de la lithographie furent à la fois pratiques et rentables.

Mais le procédé ne fut connu que lorsque Senefelder publia en 1818 son ouvrage intitulé Vollstlindiges Lehrbuch der Steindruckerei (Manuel complet de lithographie) .

A la demande d'un éditeur de musique d'Offen­ bach, Senefelder établit chez lui une entreprise de lithographie et forma des ouvriers à ce procédé.

Quoiqu ' il se fût toujours battu pour une mécani­ sation totale de la presse lithographique, ce but ne fut atteint que de nombreuses années après sa mort.

Il décéda le 26 février 1834 à Munich.

Le graveur caricaturiste et peintre Honoré Dau­ mier réalisa la plupart de ses oeuvres importantes sous forme de lithographies.

Il utilisa, à cet effet, un procédé quelque peu modifié; il dessinait d'a­ bord sur papier au moyen d'une encre grasse, puis il reportait son dessin sur la pierre lithographique.

Ce procédé lui permettait d'obtenir une meilleure reproduction de la structure du papier.

La litho­ graphie en couleurs due à Hippolyte Moulin, ou chromolithographie, qui apparut en 1838, néces­ sitait dav antage de pierres dans le projet de des­ sin, une par couleur .

La difficulté majeure était de caler fortement les pierres avec précision dans la presse , car toutes les couleurs devaient cor­ respondre très exactement.

Depuis les impressionnistes et durant tous les cou­ rants importants de l'art moderne, la lithographie est restée un facteur important pour la propaga­ tion des expressions artistiques.

Picasso et Henry Moore -maîtres modernes -ont utilisé cette tech­ nique.

De nombreux progrès techniques et, par contre-coup, des possibilités d'impression plus raffinées sont apparues.

Seuls les meilleurs et les plus habiles obtiennent d'excellents résultats.

De nos jours -en cette seconde moitié du XXe siè­ cle -la lithographie reste une des techniques préfé­ rées et les plus employées .. »

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