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Les époques se succèdent, les styles se modifient

Publié le 14/03/2012

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Pour se faire une idée exacte de l'évolution de l'idéal religieux du IVe siècle au XVIIe, en Italie, il suffit d'analyser les christs datant de ces époques. Il n'existe aucun portrait authentique du Christ, toutes les représentations que nous connaissons ne sont que le fruit de l'imagination de générations d'artistes. Des traditions donnent toutefois pour authentiques plusieurs "images" du Christ: le mandylion d'Edesse, la Véronique de Saint-Pierre de Rome, le saint suaire de Turin, ces trois images étant des étoffes que le Christ aurait "impressionnées"....

« A droite: Ecce Homo de Guido Reni.

Son style très expressif subit l'influence de Raphall et d'autres grands martres de la Renaissance italienne.

IVe siècles, habitués à adorer des statues re­ présentant leurs divinités, désiraient avoir une effigie de leur nouveau Dieu et la repré­ sentation de ses miracles.

Comme il n'existait pas de portr~t dont ils pouvaient s'inspirer, ils donnèrent au Christ les traits de héros de la mythologie ou de l'Antiquité, comme Orphée ou Alexandre le Grand.

Dans les catacombes romaines, par exemple, il existe de nombreux christs au visage jeune et d'une idéale beauté.

Puis, quand le christianisme devint religion d'Etat, le Christ enseignant, personnage em­ preint de dignité et pourvu d'une longue bar­ be, remplaça le sauveur-héros juvénile.

Petit à petit, ce nouvel aspect du Christ per­ dit ses .

caractères terrestres pour se méta­ morphoser en un juge sévère qui, de son trô­ ne céleste, condamnait le monde, le Christ surnaturel des icones byzantines.

Cette image rigide influença l'art pendant quelques siècles.

Des christs de ce type · ont été produits dans de nombreux pays de l'Eu­ rope médiévale.

La personnalité de l'artiste et les traditions artistiques de son pays arri­ vaient cependant à leur donner à chacun leur caractère propre.

L'accent était mis, tour à tour, sur l'apparen­ ce éthérée du modèle, sur sa puissance tran­ scendante ou sur son humanité.

La peste noire apparaît en Europe au XIVe siècle.

Elle influencera sensiblement toutes les formes de l'art.

Les christs de cette épo­ que sont marqués par les souffrances endu­ rées sur la croix; ils inspirent la pitié.

La Renaissance apporte un retour vers des représentations plus réalistes.

Les christs re­ prennent une apparence plus humaine, mais aucun caractère commun ne les lie.

Le Christ de Léonard de Vinci est un rêveur, celui de Michel-Ange ressuscite l'image du dieu grec, puissant et coléreux, tel un Jupiter (Le Juge­ ment dernier, peint sur le mur du fond de la chapelle Sixtine).

La personnalité de l'artiste reste cependant déterminante, aussi bien pour le style que pour l'ambiance générale d'une oeuvre, comme le prouvent ces deux christs produits vers la même époque par deux artistes italiens: Guido Reni, dit Le Guide (1575-1642), nous propose un Ecce Homo, où le pathos, les couleurs riches et les traits fortement accentués peuvent sembler exagérés, tandis que Le Caravage (1573- 1610) dans son Repas d'Emmaüs défie les conventions de son époque et peint un Christ d'allure jeune, aux cheveux ondulés.

A gauche: Le Christ en Juge su­ prime, détail d'une fresque de Michel-Ange à la chapelle Sixtine.

Le Christ et la Vierge représentée à ses c{}tés présentent les formes pleines des dieux et des déesses grecques.. »

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