Pierre de RONSARD (1524-1585). Odes
Publié le 22/03/2011
Extrait du document
Ma douce jouvence est passée Ma première force est cassée, J'ai la dent noire, et le chef blanc, Mes nerfs sont dissous, et mes veines Tant j'ai le corps froid, ne sont pleines Que d'une eau rousse, en lieu de sang. Adieu ma lyre, adieu fillettes, Jadis mes douces amourettes. Adieu, je sens venir ma fin, Nul passe-temps de ma jeunesse Ne m'accompagne en la vieillesse, Que le feu, le lit, et le vin. J'ai la tête toute alourdie De trop d'ans, et de maladie, De tous côtés le soin3 me mord : Et soit que j'aille ou que je tarde Toujours derrière moi regarde Si je verrai venir la mort Qui doit ce me semble à toute heure Me mener là-bas où demeure Je ne sais quel Pluton4 qui tient A tous venants un antre Où bien facilement on entre Mais d'où jamais on ne revient. Présentez, sous forme de commentaire composé, une étude de ce texte en montrant, par exemple, avec quel réalisme et quelle émotion le poète a su exprimer, à travers des thèmes fréquemment exploités, sa propre personnalité.
Liens utiles
- Ronsard (Pierre de), 1524-1585, né au château de la Possonnière (Couture-sur-Loir, Loiret-Cher), poète français.
- RONSARD, Pierre de (10 septembre 1524-27 décembre 1585) Poète La surdité, qui frappe en 1542 le jeune page Pierre de Ronsard, lui interdit de songer encore à la carrière des armes, de diplomatie ou d'église, à laquelle il pouvait prétendre se destiner.
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