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.. moi-même, qu'à une partie de ma volonté, qui se trouve coïncider avec celle d'autrui. Sans doute, en obéissant à la « volonté générale », ne réaliserai-je pas toutes mes volontés, je ne satisferai pas tous mes intérêts. Mais je me réaliserai que ce que je veux, que mes intérêts. En aucun cas je ne serai soumis à...
Mon pouvoir d'accomplir des actes est très limité, par les lois de la nature ou les lois juridiques. Quant à mon pouvoir de faire réussir mes actions, il est quasiment nul, puisque cela dépend du concours du reste du monde, ou encore de la chance. En y réfléchissant bien, je ne suis pas absolument certain d'être encore vivant...
.. peut paralyser ou stimuler mon effort. L'inauthenticité serait de ne pas choisir, de se «laisser choisir» par les valeurs de son milieu, par une inclination du caractère, par ses passions. En un certain sens, la liberté de l'homme est absolue, mais elle n'existe «qu'en situation», c'est-à-dire face à toutes les déterminations qui peuvent jouer tant de l'extérieur que...
La pensée, lorsqu'elle est publique, est comme l'acte : elle doit tomber sous le coup de la loi. La loi n'est pas nécessairement juridique, elle peut être aussi morale. Ce sont les religions qui condamnent les « mauvaises pensées ». Le croyant risque de tomber sous le coup de la faute s'il confond liberté et licence, pensée de...
Faire ainsi éclater l'illégitimité de toute forme d'esclavage ou de soumission impose de penser une forme d'Etat où la liberté soit préservée. Mais Rousseau nous contraint aussi à nous interroger sur toutes les formes de servitude volontaire, celle où les hommes « perdent tout dans les fers, jusqu'au désir d'en sortir ». (Et les formes contemporaines, comme le...
Une fois décrit cet état, on pourra comprendre ce qui aurait pu pousser les hommes à en sortir, c'est-à-dire les motivations réelles qui nous poussent à vivre ensemble sous un pouvoir commun. Il s'agit de décrire les hommes comme s'ils sortaient des mains de la nature, c'est-à-dire n'ayant jamais été soumis aux normes sociales et politiques, bref les hommes...
Mais la conscience pourrait être aussi comprise comme la condition d'existence de la contrainte : l'homme conscient peut s'organiser, commander ou obéir, imposer sa volonté, en un mot, contraindre le monde. De la même manière, la conscience lui permet de connaître des affects comme la peur, l'angoisse, qui font qu'il peut considérer sa conscience comme un fardeau. C'est cette...
La liberté est-elle toujours la conséquence du choix ? Les passions ne constituent-elles pas des mauvais choix ? Nous libèrent-elles ? Y a-t-il un choix quand on a deux alternatives, ou deux alternatives doivent-elles remplir certaines conditions pour qu'on soit en présence d'un vrai choix ? Les hommes n'ont-ils pas souvent l'illusion de faire des choix, alors qu'ils...
La liberté de penser est donc sacrée, inviolable. Mais qu'entend-on par penser ? Descartes, dans sa deuxième Méditation métaphysique, définit la pensée par la faculté de « douter, concevoir, affirmer, nier, vouloir, ne pas vouloir, imaginer aussi et sentir ». Si penser revient à vouloir, il est donc logique que la liberté de penser consiste à penser ce...
On pourra méditer ce texte de Kant: « L'homme ne peut devenir homme que par l'éducation. Il n'est que ce qu'elle le fait. Il est à remarquer qu'il ne peut recevoir cette éducation que d'autres hommes, qui l'aient également reçue. Aussi le manque de discipline et d'instruction chez quelques hommes en fait-il de très mauvais maîtres pour leurs élèves....
Car toute notion est "couplée" à sa notion opposée. Celle du mal n'a de sens que par celle du bien. La méchanceté du monde est relative, elle s'inscrit dans le temps, elle s'oppose à un bien absolu, antérieur et extérieur au monde qui mérite la majuscule: le Bien. Un temps initial qui prend nom d'âge d'or, et l'on...
Texte : Spinoza, Traité théologico-politique, chapitre XVI, traduction Charles Appuhn. « (...) personne ne promettra sinon par ruse d'abandonner quelque chose du droit qu'il a sur tout, et que personne absolument ne tiendra la promesse qu'il a pu faire, sinon par crainte d'un mal plus grand ou espoir d'un plus grand bien. Pour le faire mieux entendre, supposons qu'un voleur...
Si la contrainte est le plus souvent consciente (par exemple les interdits), il faut aussi envisager des formes de contraintes intérieures dont nous n'avons pas nécessairement conscience (des désirs) ou dont nous sommes le jouet (les passions par exemple). La liberté est une notion équivoque. On peut la définir de diverses manières :Comme liberté politique, comme autonomie ou comme...
Un auteur partisan du droit divin, Ramsay (1686-1743), décrit les principes de ses adversaires et les points sur lesquels portent le désaccord des deux courants : « Rien n'est plus faux que cette idée des amateurs d'indépendance que toute autorité réside originairement dans le peuple, et qu'elle vient de la cession que chacun fait, à un ou plusieurs magistrats...
, qui veulent à ma place ? Une référence pour étoffer:La liberté et le bonheur n'est pas dans la satisfaction immédiate du désir.Il est de bon ton de condamner le plaisir. Platon, dans le « Gorgias », affirme ainsi qu'une vie réglée contente et satisfaite de ce que chaque jour lui apporte et préférable à une existence inassouvie et...
« Non seulement cette liberté [de juger] peut être accordée sans danger pour la piété et la paix de l'État, mais même on ne pourrait la supprimer sans détruire la paix de l'État et la piété. » Spinoza, Traité théologico-politique, 1670. « S'il était aussi facile de commander aux esprits qu'aux langues, aucun gouvernement ne se trouverait jamais en...
..), ou peut-on espérer les harmoniser dans une définition globale ? Veut-il mieux tenter de la définir de manière positive (par référence à ce qu'elle autorise) ou de façon négative - comme pouvoir de refuser, sans plus de précision ? À moins d'en venir à concevoir que son éventuelle négativité ne serait qu'une préparation à une dimension positive...
1.2 La liberté sans autorité peut être rapprochée de la liberté d'indifférence qui en réalité est une illusion. « Il ne faut pas s'imaginer cependant que notre liberté consiste dans une indétermination ou dans une indifférence d'équilibre ; comme s'il fallait être incliné également du côté du oui et du non, et du côté des différents partis, lorsqu'il y en a...
Etre dépendant c'est déléguer une partie de ses responsabilités, des ses obligations à autrui : être dépendant c'est donc s'aliéner soi-même. II. Dépendance et aliénation : sommes-nous toujours soi-même, sans forcément dépendre d'autrui ? L'aliénation de soi ne se situe pas nécessairement dans le fait de dépendre de quelqu'un. Mais le regard d'autrui me renvoie à moi-même : l'épisode sartrien de la honte, par...
Ayant librement renoncé à leur liberté naturelle, les hommes ne sont plus libres de revendiquer d'autres libertés ; mais ils ont la liberté de faire ce à quoi la loi ne s'oppose pas, ce qu'il n'est pas nécessaire d'interdire pour maintenir la paix civile.Une libre renonciation ?Pour Hobbes, l'État tient sa légitimité de ce contrat inaugural par lequel...
Il faut alors comprendre comment le choix peut être celui de l'entrave. · Car en effet, la tradition est une entrave en tant qu'elle impose une voie à suivre. Cependant, rien dans la liberté ne nie le fait de choisir comme moyen de parvenir à ses fins un chemin déjà tout tracé. · Mais dans le même temps, la tradition ne se...
3) Le fait d'être (par opposition à ce qui est, l'étant). 4) Ce qu'est une chose, son essence (exemple : l'être de l'homme). 5) Avec une majuscule (l'Être), l'être absolu, l'être parfait, Dieu. La problématique. Il surgit toujours dans la contradiction qui se manifeste entre l'existence de contraintes et le désir de s'y soustraire.Ici, le problème réside particulièrement dans...
II - DÉMARCHE POSSIBLE :A - LA LIBERTÉ COMME POUVOIR DE TOUT FAIRE :Le libre-arbitre consiste à pouvoir faire ce que l'on veut. Toute limite au pouvoir de choix est une négation.Sartre fonde ainsi la liberté sur un acte de négation.La liberté suppose alors que son domaine soit garanti par des droits effectifs : propriété, sûreté, circulation, opinion.Elle...
Il ne saurait être tantôt libre, tantôt esclave. Ce que Sartre exprime sous cette formule : « L'homme est condamné à être libre. » Si l'homme est celui qui se fait, ce projet réalise pas dans l'intimité douillette d'un ego refermé sur lui-même, mais ne peut se réaliser que dans son rapport au monde et à autrui. L'homme...
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